L'école de la microfinance présente ses formations pour 2026
Chers professionnels des institutions de microfinance
En ce début d’année 2026, toute l’équipe de « L’ECOLE DE LA MICROFINANCE vous adresse ses meilleurs vœux de bonheur, de santé et de réussite professionnelle. Que cette nouvelle année soit riche en opportunités et en projets , particulièrement dans le domaine de la microfinance qui nous tient tant à cœur.
Nous profitons de cette occasion pour vous rappeler nos formations phares prévues pour 2026, conçues pour accompagner les professionnels et les institutions dans le développement de compétences essentielles en microfinance :
- Formation en Gestion des Risques en Microfinance : Du 3 au 7 mars 2026, pour maîtriser la cartographie des risques, les outils d’évaluation et de mitigation des risques en microfinance.
- Contrôle de gestion des institutions de microfinance : Du 9 au 13 Avril 2026, axé sur les outils de pilotage nécessaires pour une institution de microfinance.
- L’audit interne en microfinance : Session intensive du 6 Avril au 10 Avril 2026, pour mettre en place ou améliorer le dispositif d’audit interne avec un focus sur l’organisation et la performance du contrôle interne.
- Le parcours du Dirigeant d’un établissement de microfinance : Du 8 au 12 Juin, pour renforcer le savoir être du dirigeant : animation commerciale, gouvernance, management des équipes, vision ; et le savoir-faire du dirigeant : risques, rentabilité, marketing, contrôles, maitrise de la gestion
Ces formations sont adaptables en présentiel ou en ligne, et nous serions ravis de discuter de vos besoins spécifiques pour personnaliser notre offre. N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations ou pour vous inscrire dès maintenant.
Nous vous souhaitons une excellente année 2026 et espérons vous retrouver bientôt lors de l’une de nos sessions.
Notre catalogue des formations en microfinance pour 2026

L’école de la microfinance a obtenu la certification qualité Qualiopi pour la qualité de ses prestations.
FORMATION DE FORMATEURS EN ÉDUCATION FINANCIÈRE
Objectifs d’une formation de formateurs en éducation financière
- Donner les moyens aux participants pour enseigner et animer des sessions d’éducation financière.
- Développer des compétences pédagogiques (animation, méthodes actives, gestion de groupe).
- Approfondir les connaissances financières de base (budget, épargne, crédit, assurance, inclusion financière).
- Adapter les contenus à des publics variés (adultes, jeunes, micro-entrepreneurs, femmes, zones rurales).
- Apprendre à conduire une action de formation en éducation financière.
Les établissements de microfinance consentent des prêts à des entrepreneurs et à des particuliers.
Les prêts sont généralement accordés à des entrepreneurs ou à des micro-entrepreneurs.
En Afrique comme en Europe les prêts sont destinés à créer ou à consolider des entreprises, pour stimuler le tissu économique local qui permettra la croissance économique.
Pour sécuriser leurs prêts, les établissements financiers ont besoin que leurs clients améliorent leurs compétences et développent leur esprit d’entreprise.
En effets beaucoup de projets présentés ne sont pas viables en l’état et il faut pour les établissements financiers apprendre aux clients à devenir des entrepreneurs, et comprendre que la création d’activité est un processus rigoureux et qui prend du temps. ((création d’un business plan).
C’est dans ce cadre que les établissements financiers et les banques sont amenés à créer des postes de formateurs en éducation financière.
Pour les entrepreneurs il s’agit d’apprendre les fonctions de l’entreprise y compris la comptabilité. Pour les particuliers il s’agit surtout de savoir gérer le budget.
L’école de la microfinance propose une formation de formateurs en éducation financière destinée par priorité aux établissements bancaires et aux microfinances.
Le programme de la formation par l’école de la microfinance
- Les principes de la formation pour adultes
- Concevoir une formation (objectifs, méthodes, outils)
- Construire un scénario pédagogique
- Animer un groupe en formation
- Budget et gestion de l’argent : revenus, dépenses, équilibre financier.
- Crédit et dettes : utilisation responsable, prévention du surendettement.
- Épargne et investissement : objectifs, outils, gestion des risques
- Les moyens de paiement, le rôle des institutions financières : banques, microfinance, mobile money.
- Crédit, épargne et placements des particuliers
- Tenir une comptabilité permettant d’apprécier la rentabilité de son activité
A l’issue des journées de formation, les formateurs seront capables de :
- De préparer et d’animer des actions de formation de formateurs collectives
- De construire une progression adaptée fournissant un socle de connaissances afin d’être aptes à les transmettre aux micro entrepreneurs et aux clients des établissements de microfinance.;
- De construire un test de connaissance de leurs stagiaires, une sorte de « permis d’emprunter »
Publics concernés
| Ø Responsables de formation en banque et dans les établissements de microfinance.
Ø Responsables associatifs, animateurs de services sociaux, chargé de clientèle, agent de crédit,
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A propos de l’école de la microfinance
| Contacts : | Monsieur Michel Hamon – Responsable Formation Tél. : 06-52-59-32-37Email : ecole.de.la.microfinance@gmail.com |
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Les compétences clés pour travailler en Banque
Les compétences clés pour les métiers de la banque
Les compétences clés en banque visent à permettre à chaque salarié, à chaque administrateur de s’adapter aux marchés de leur établissement, aux évolutions économiques, aux évolutions techniques et informatiques afin d’être plus autonome pour répondre aux situations complexes qu’il rencontre.
L’acquisition des compétences clés en banque n’a pas pour objet de combler des lacunes mais de s’adapter aux évolutions constantes tout au long de la carrière.
Les particuliers, les entrepreneurs, les industriels, les commerçants ont besoin des banques et des établissements de microfinance pour tenir leurs comptes (comptes à vue, comptes d’épargne, comptes à terme), pour leur remettre des moyens de paiement et bien sur pour financer leurs investissements.
Toutes ces activités demandent des compétences spécifiques pour les salariés des établissements.
On distingue dans la banque des métiers commerciaux et des métiers de techniciens ou d’experts au siège de la banque :
Métiers commerciaux en banque
- chargé d’accueil
- conseiller clientèle particuliers
- conseiller clientèle entreprises
- directeur d’une agence bancaire
- Responsable d’un groupe d’agences
- Conseiller en ligne
En contact avec les clients, les commerciaux assurent les ventes et la promotion des produits bancaires et des services.
Le rôle des commerciaux est de répondre aux besoins des clients, de démarcher les prospects, de savoir négocier les conditions, d’élaborer une démarche commercial pour dynamiser les ventes, de gérer le portefeuille client, ou encore assurer un suivi commercial auprès de la clientèle afin de la fidéliser.
Métiers au siège de la banque
- analyste crédit
- responsable marketing
- responsable informatique
- responsable organisation
- juriste et contentieux
- opérations internationales
- les services de traitement (titres, chèques, épargne, gestion des crédits…)
- Les contrôleurs internes, inspecteurs et auditeurs
- Comptables et contrôleurs de gestion
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Les métiers du siège sont souvent spécialisés et très techniques. Par exemple les analystes crédits doivent étudier le dossier au niveau du risque et prendre la décision de faire le prêt ou de le refuser en fonction de la politique de crédit d leur établissement, de son appétence au risque et de la qualité du dossier de demande de financement présenté.
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Le siège a des spécialistes sur des domaines très précis qui peuvent assister les commerciaux du réseau sur des domaines très divers et très pointus : l’ingénierie financière, les crédits promoteurs, les regroupements d’entreprises, la gestion de fortune…
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On regroupe sous le nom de gestionnaire back office de nombreux métiers techniques spécialisés par exemple dans les moyens de paiement, la gestion des titres, la gestion de la trésorerie de la banque ou encore le secteur juridique.
Quelles sont les compétences clés qu’une institution financière doit impérativement maitriser ?
Pour pouvoir être viable et professionnelle , le personnel et les administrateurs d’une institution financière doivent maitriser certaines compétences clés :
- Pour les commerciaux, le plus important c’est d’instaurer un climat de confiance avec les clients.
- Un chargé de clientèle particulier doit savoir écouter ce que lui disent les clients de la façon la plus honnête. pour proposer ensuite des produits financiers adaptés aux clients.
- Le conseiller de patrimoine en banque privée a une parfaite connaissance des produits financiers qu’il propose, il sait comment ils fonctionnent et peut les expliquer à la clientèle y compris les risques liés aux produits financiers; .
- L’analyse crédit analyse les dossiers crédits, maitrise l’analyse du risque et les procédures d’octroi et de déblocage
- Les gestionnaires de middle office et de back office maitrisent parfaitement les schémas comptables utilisés et font preuve de rigueur.
- Les chargés d’accueil, premiers contacts de la clientèle en agence, ont une fibre commerciale.
- L’ensemble du personnel de la banque sait utiliser les fonctionnalités du système d’information. et peut être amené à participer à des groupes projets.
- Les responsables marketing conçoivent des produits bancaires souvent après avoir observé les produits proposés par la concurrence.
- Le directeur d’agence pilote les actions commerciales pour développer son portefeuille client et équiper ses clients.
- Pour les contrôleurs et inspecteurs, il s’agit de vérifier en permanence le respect des procédures et la conformité aux Lois et règlements ainsi que la sécurité des opérations.
L’école de la Microfinance a pour vocation de fournir les connaissances clés en matière de banque ou de microfinance aux salariés et aux administrateurs des banques et des établissements de microfinance
Les compétences clés peuvent se définir comme un ensemble de connaissances et de compétences nécessaires à l’exercice d’une profession. Dans le domaine de la banque, pour acquérir les compétences clés, l’école de la microfinance développe les savoirs de base du stagiaire en intégrant les compétence à acquérir par l’utilisation de cas pratiques et la présentation de situations vécues.
L’Ecole de la Microfinance est certifiée QUALIOPI depuis 2021
Le mobile banking – Les services financiers numériques (SFN).
Le taux de bancarisation reste une préoccupation majeure des autorités dans de nombreux pays d’Afrique.
Le taux très faibles de bancarisation peut s’expliquer par différents facteurs :
- Par l’absence de connaissances financières et donc l’absence de besoin ;
- Par le manque de confiance envers les dépositaires des dépôts d’épargne en particulier dans les micro-finances.
- Par la quasi absence d’échange d’argent notamment dans les zones rurales
- Par les habitudes en secteur informel de ne payer les produits et les services qu’avec des espèces.
- Par l’éloignement des agences de banque ou de microfinance.
Les services financiers numériques (SFN)
Les opérateurs et distributeurs, banques et EMF, proposent la gamme classique des SFN, via le Mobile Money, à savoir :
Le retrait d’argent,
Le transfert d’argent ,
La réception de transferts d’argent internationaux
L’achat d’unités et forfaits téléphoniques,
Le paiement auprès des commerces de proximité et des transporteurs
Les usages du Mobile Money portent principalement sur l’achat de crédits téléphoniques, mais aussi pour effectuer des retraits, des paiements auprès des commerçants et des entreprises, recevoir de l’argent, ou encore pour régler leurs factures d’eau, d’électricité ou d’abonnement TV.
Lien vers la formation aux fondamentaux de la microfinance en cliquant sur le lien ci-après :
Le paiement par téléphone permet de disposer d’un point financier de proximité
La population pauvre s’est équipée de téléphone et peut disposer grâce aux opérateurs téléphoniques d’un moyen de paiement permettant de faire quelques :
- déposer et retirer de l’argent
- envoyer et recevoir de l’argent
- paiement de facture: (eau, électricité ….)
- achats de biens et services
Pour Abdou Diop, directeur Associé chez Mazars Maroc, «le mobile money a participé à hauteur de 30% en moyenne dans plusieurs pays en Afrique à l’inclusion financière de la population, principalement dans les zones rurales». citation depuis Finances News du Jeudi 21 Novembre 2019 –
.Avec le paiement par téléphone, voici un grand pas pour l’inclusion financière. On lira l’expérience ci-dessous au Kenya qui peut réellement simplifier la vie de ceux qui n’ont pas de compte en banque.
La mise en place de micro-crédits est difficile à envisager pour les opérateurs téléphoniques sauf à créer une banque digitale :
L’usage du scoring par l’opérateur téléphonique.
Les opérateurs de téléphone ont une certaine connaissance des habitudes de leurs clients qui achètent régulièrement des recharges pour effectuer leurs paiements.
Il leur est donc relativement facile d’effectuer des scorings afin de définir des clients surs qui pourraient bénéficier d’une avance de consommation.
Le système de scoring des clients, permet d’évaluer la capacité de remboursement, car l’opérateur téléphonique prête à ceux qui ont été détectés comme ayant des comportements de remboursement en adéquation avec les durées de remboursement prévues.
Ainsi le client pourrait taper dans sa réserve d’argent et devrait ensuite payer un intérêt à l’opérateur téléphonique. On ne peut imaginer un tel système que pour des montants de crédits très faibles.
Pourtant Orange money a lancé sa banque 100% digitale en Côte d’Ivoire.
Soutenant la stratégie de diversification du groupe, Orange Bank Africa entend participer au renforcement de l’inclusion financière sur le continent, en proposant des crédits à partir de 5 000 Fcfa, disponibles en quelques secondes depuis son mobile, ainsi qu’une épargne rémunérée.
Quelques limites :
- Quelles sont les possibilités pour l’opérateur téléphonique de faire un scoring de qualité à partir uniquement de données récupérées lors de l’achat de cartes de paiement ?
- L’opérateur téléphonique se retrouvera directement en concurrence avec les agences de banque et de microfinance. Il faut noter comme en particulier l’agence de microfinance fait un travail autrement plus complexe auprès de ses clients en réalisant la formation et l’éducation financière du client et l’accompagnement de l’emprunteur dans son métier d’auto-entrepreneurs .
- Le crédit via l’opérateur téléphonique n’est-il pas un encouragement à la consommation qui relancera l’inflation et peut mettre des personnes ne difficulté de remboursement.
- En octroyant des crédits l’opérateur téléphonique fait de la création monétaire, est-ce à die qu’il est un opérateur financier ? Dans ce cas à l’instar des banques et des micro-finances, il devra faire un reporting périodique à la banque centrale.
L’usage du paiement par téléphone portable est appelé à devenir une norme.
Les agences de micro-finance doivent se préparer pour répondre à la demande. Le fait de ne pas devoir se déplacer pour rembourser son échéance de crédit est un gain de temps considérable pour les emprunteurs car le temps du déplacement est pris sur le temps de production ou sur le temps de vente et beaucoup d’IMF exigent un remboursement hebdomadaire.
Orange Money en Afrique
En Afrique, en 2020, Orange Money, c’est plus de 50 millions de clients dans une quinzaine de pays. Surfant sur cette réussite, le groupe cherche à « démocratiser » l’accès aux services bancaires en Afrique, à travers OBA qui devrait faire l’objet d’un déploiement progressif dans 3 nouveaux pays d’ici la fin de l’année 2021 (Sénégal, Mali et Burkina-Faso). « Orange Banque Africa propose des produits de crédit et d’épargne accessibles facilement et instantanément depuis Orange Money. C’est une très belle étape, car le crédit et l’épargne sont 2 facteurs indispensables de développement économique.
Le paiement mobile dans la zone BCEAO
Le texte ci-dessous est extrait d’un article de Financial Afrik paru le 31 octobre 2019 par Ibrahima Jr Dia :
Ibrahima Dia est économiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour.
Dans son discours d’allocution, Tiemoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, a déclaré que l’avènement des finTech va révolutionner les modes de consommations. «Il est impératif de trouver d’autres alternatives afin de s’adapter à cette nouvelle donne, en créant un environnement propice et favorable pour booster l’activité numérique», poursuit le gouverneur, se réjouissant de la croissance de l’activité monétique au niveau de l’UEMOA. «Le nombre de comptes de monnaie électronique est ressorti à 62,9 millions à fin 2018 contre 25 millions en 2015, soit une hausse moyenne annuelle de 38%».
Cet élan monétique a entraîné le taux d’inclusion financière, passé de 26% en 2010 à 57,1% en 2018, avec une contribution de services financiers numériques dépassant le tiers.
L’objectif est d’atteindre, sur un horizon de 5 ans, un taux d’inclusion financière de 75%, a rappelé le patron de la banque des banques.
En outre, le gouverneur a indiqué que l’année 2019 a vue l’avènement de la première banque digitale de l’Union, 100% mobile. Cette banque, souligne-t-il, a mis à la disposition de ses clients des services de paiement, d’épargne ainsi que de crédits à la consommation et immobilier.
Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale (BM), est convaincue que l’Afrique, leader mondial du Mobile Money, peut utiliser les nouvelles technologies pour assoir son développement.
La responsable a indiqué que les chiffres enregistrés pour le compte du mobile banking sont révélateurs.
La part des adultes en Afrique subsaharienne ayant un compte de monnaie électronique a presque doublé pour atteindre 21 %, et près de 10 % du PIB en Asie et moins de 2% du PIB dans les autres régions.
Près de 150 personnes (cadres, gouverneurs de banques centrales, …) participent à cette conférence, qui a pour but d’échanger sur les enjeux, défis et perspectives que représente l’émergence des Fintech pour les pays en développement.
Le paiement mobile au Kenya
L’après-midi touche à sa fin dans le village kenyan d’Ukwala, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière ougandaise. L’air est redevenu doux après la fournaise de la journée. La bonne heure pour sortir. Femmes et enfants s’activent pour aller chercher de l’eau. A la main, deux bidons… et leur téléphone portable. A Ukwala en effet, le puits d’eau saumâtre a été remplacé par une pompe à eau filtrante que les habitants tirent après avoir payé leur droit d’accès par SMS, via M-Pesa.
Situation au Kenya
Reproduction d’un article publié le 6 mars 2014 par HCN 24 Horn Africa sous la signature de Séverine Lebouche
Depuis le lancement du système par Safaricom, en 2005, le paiement mobile est une réalité du quotidien dans le moindre village du pays. 16 millions de personnes y ont souscrit. Car pour ouvrir un compte, rien de plus simple, même si l’on ne dispose que d’un téléphone basique: il suffit de rendre visite à l’un des 60 000 agents recrutés par l’opérateur de téléphonie, de se créer un mot de passe et de déposer quelques centimes d’euros en liquide sur ce nouveau compte.
A 500 kilomètres de là, dans le quartier d’affaires flambant neuf de Nairobi, la grouillante capitale, Betty vante les bienfaits de M-Pesa: « Avant, pour aider ma famille, je devais faire venir ma soeur, chaque mois, à Nairobi, et elle repartait avec du cash. » Une démarche coûteuse, dangereuse et chronophage pour cette dynamique trentenaire qui, enceinte de six mois, enchaîne les rendez-vous d’affaires. Aujourd’hui, c’est en un clic qu’elle envoie l’argent à ses parents, via son téléphone.
Un gain de temps considérable pour les emprunteurs qui n’ont plus besoin de se déplacer.
Un gain de temps tout aussi crucial pour les micro-entrepreneurs. A Kisumu, au bord du lac Victoria, un petit groupe de femmes bénéficiaires d’un microcrédit se réunit, comme chaque semaine, sous l’arbre de la petite école du quartier. Ici, on utilise M-Pesa pour les remboursements. La voix posée, le regard franc, son cahier sur ses genoux, Mary tient les comptes: « Chacune de nous fait le virement depuis son mobile avant de venir aux réunions.
Une société sans cash?
« Nous allons bien plus vite pour faire nos comptes que lorsque nous remboursions en liquide. » Pour cette entrepreneuse qui tient un petit commerce de crème pour les pieds, c’est autant de temps en plus pour vendre ses produits.Une société sans cash? Certains en rêvent.C’est le cas de l’institution de microfinance Juhudi Kilimo, qui verse ses prêts directement sur le compte M-Pesa de ses bénéficiaires. Eux-mêmes remboursent par SMS.
La vache achetée grâce au microcrédit peut être payée par téléphone.
Quant à la vache achetée grâce au microcrédit, elle peut elle aussi être payée par téléphone. Un saut technologique dont profite Fred, le commercial de Juhudi Kilimo en charge des petits exploitants de thé sur les hauteurs de Kericho: « Je pars en rendez-vous uniquement avec mon smartphone », explique le jeune homme, chemise blanche et mocassins, qui sillonne en moto les chemins de terre conduisant à ses clients. Dans son téléphone Android, l’ensemble des dossiers et une application lui permettant d’instruire à distance toutes les demandes de prêts.
Si M-Pesa facilite indéniablement les paiements, il n’est pas à proprement parler un outil de bancarisation de la population. L’argent déposé sur le compte ne rapporte aucun intérêt et il faut payer pour le retirer en liquide. Du moins jusqu’à récemment. Safaricom vient, en effet, de s’allier à une banque pour offrir un véritable compte d’épargne rémunéré, donnant également accès à des microcrédits. Ce service a été dénommé M-Shwari, c’est-à-dire « pas de tracas », en swahili. Grâce à la force de frappe marketing de l’opérateur téléphonique, il a conquis 20000 nouveaux clients par jour les premiers mois de son lancement. Comme avec M-Pesa, le Kenya -au 157e rang mondial pour son PIB par habitant- se révèle, une fois de plus, à la pointe de l’innovation en matière d’inclusion financière.
Le mobile banking au Nigeria
La banque Centrale du Nigéria affirme avoir desserré sa politique de réglementation sur le mobile money en faveur des entreprises de télécommunications.
Mais qu’elle ne va pas encore octroyer des licences à ces dernières.
Selon ITPulse, la CBN a reconnu que les entreprises de télécommunications possèdent une vaste infrastructure réseau à travers le pays, permettant « aux agents de mobile money » de travailler efficacement grâce à leur large couverture.
Les entreprises de télécommunications ont des plateformes, des réseaux étendus avec lesquels les services de mobile banking peuvent bien prospérer, mais la CBN refuse encore de concéder les licences aux opérateurs.
Par crainte de favoriser la concurrence entre ces derniers et les banques.
La CBN a donc encouragé les opérateurs télécoms à s’associer avec les banques et d’autres institutions financières agréées pour le développement du mobile banking.
Musa Itokpa Jimoh, directeur adjoint de la Direction des Systèmes de paiement bancaire à la CBN affirme que la progression du mobile banking a été très lente au Nigéria.
Surtout que le pays se vante d’avoir plus de 146 millions d’abonnés mobiles actifs.
Plusieurs enquêtes ont attribué la lenteur de cette progression à la faible sensibilisation du public.
Mais bien d’autres défis restent à relever: le faible nombre d’agents de terrain ainsi que l’insuffisance des infrastructures.
LES FONDS DE GARANTIE
Les fonds de garantie jouent un rôle crucial en microfinance, car ils permettent de réduire le risque de crédit pour les institutions et de faciliter l’accès au financement pour les petits entrepreneurs ou groupes à faibles revenus.
Les fonds de garantie pour les prêts, qui encouragent les banques etles etablissements de microfinance à accorder des financements aux petites et moyennes entreprises (PME) en couvrant une partie des risques de non-remboursement.
Création d’un fonds de garantie
Financement : Alimenté par des dons (BAD, UE, gouvernements), .
Le fonds est alimenté par des contributions annuelles ou exceptionnelles des membres adhérents (proportionnelles à leur taille ou aux risques).
Les banques et institutions de microfinance adhérentes versent des cotisations annuelles calculées sur la base de leurs dépôts éligibles (généralement 0,1 % à 0,5 % des dépôts). Ces fonds forment une réserve pour couvrir les pertes.
Intervention du fonds de garantie
Prenons l’exemple d’une banque qui a mis en place un accord de garantie de portefeuille PME avec un fonds de garantie:
Portefeuille cible : 200 millions FCFA de prêts à des PME ;
Taux de garantie : 50 % ;
Plafond d’indemnisation : 40 millions FCFA
➡️ Si la banque subit 12 millions FCFA de pertes sur ce portefeuille, le fonds de garantie rembourse 6 millions FCFA (50 %).
➡️ Si les pertes atteignent 50 millions €, le fonds de garantie n’indemnisera que 40 millions FCFA (le plafond).
Programme de la formation :
– Présentation des moyens et mécanismes de la mise en place d’un fonds de garantie des créances douteuses
– Examen des moyens de constituer un fonds de garantie local en faisant appel à des dons privés ou publics, ou/et à des garanties locales (entreprises, particuliers, services publics).
– Spécialisation des fonds de garantie: par exemple un volet « microentreprise « , et un volet « agriculture et élevage ». Ces fonds de garantie sont constitués au fur et à mesure de l’arrivée des dons.
– Recherche des moyens et des mécanismes pour la création d’un trust fund alimenté et géré off-shore qui peut émettre des lettres de garantie ou un outil financier équivalent, en faveur de l’établissement de microfinance. –
– Recherche des moyens de la création d’une facilité de refinancement.
– Identification des principaux éléments à inclure dans des procédures de gestion du fonds de garantie. L’objectif clé de cette étude est d’établir une stratégie et de proposer des solutions opérationnelles pour l’établissement de microfinance et ses partenaires, d’améliorer l’offre de crédit pour les clients et de faciliter la reprise des activités de l’établissement de microfinance.
L’utilité des fonds de garantie
en microfinance
Le risque élevé est très souvent évoqué pour justifier les faibles montants dédiés au crédit dans les pays du sud. Dans ce contexte, la création d’un fonds de garantie est l’un des moyens existants pour gérer et partager le risque entre les différentes parties prenantes et faciliter une plus grande implication d’institutions financières.
Tous les clients doivent constituer dans les caisses de l’établissement de microfinance, un fonds de garantie dont le montant doit être égal à 10% du montant du crédit désiré. Le montant total du fonds de garantie peut être soit entièrement versé par le client avant l’obtention du crédit, soit réparti sur les différents remboursements programmés pour le client. Ce fonds de garantie est généralement récupéré par le client à la fin de ses remboursements. Lorsque le client devient défaillant, ce fonds est utilisé pour couvrir tout ou partie des impayés.
Les institutions de microfinance se financent par les dépôts d’épargne de leurs clients à vue et à terme, par des emprunts auprès des banques locales mais aussi par les dons qu’elles peuvent recevoir dans le cadre de la coopération internationale ou encore par des dons privés ou par des prêts de fonds d’investissements.
C’est avec cet argent qu’elles peuvent consentir de prêts à leur clientèle.
Le banques locales sont réticentes à financer des institutions de microfinance au motif que les institutions de microfinance sont fragiles, dépendantes des taux de remboursement obtenus de leur clientèle et qu’il s’agit d’un financement particulièrement risqué.
Pour se couvrir, elles exigent que le prêt soit garanti par un tiers solvable.
C’est ici qu’interviennent les fonds de garantie : ces fonds agissent comme une assurance en couvrant le risque de non remboursement de l’emprunt contracté par l’IMF auprès d’une banque commerciale.
Des organismes comme COFIDES mettent en place une garantie de portefeuille, pour un montant global de prêts pouvant atteindre 80 000 euros (environ 52 250 000 FCFA), soit 40 000 euros d’encours garantis en tenant compte d’un taux de couverture des prêts de 50 %.
L’IMF paie une » prime » pour cette assurance ; c’est en effet un service qui lui permet d’accéder à un prêt.
Dans le cas COFIDES la commission de garantie est d’environ 3,5 % du montant des encours couverts par la garantie.
Il existe de nombreux fonds de garantie : on peut citer des organismes de garantie spécialisés tels que AFD, KFW.
En microfinance, le développement de mécanismes de garantie a été impulsé largement par les bailleurs de fonds dans le but de démontrer aux prêteurs, locaux ou internationaux, que les IMF sont solvables.
Les programmes des formations de l’école de la banque et de la microfinance
L'école de la microfinance


