L'audit interne dans un établissement de microfinance (MF 405)

Michel HAMON Formateur Microfinance NANTES

           L’audit interne dans les établissements de microfinance

IMPORTANT : En raison de la pandémie de coronavirus, et aussi des problèmes de logistique, les formations en présentiel qui avaient été programmées à DOUALA n’ont pu avoir lieu.

Nous essayons de reprogrammer cette action en province sans pouvoir préciser de dates actuellement.

En attendant un certain nombre de formations peuvent être suivies en e-learning auprès de l’école de la microfinance. Merci de suivre le lien ci-après :

FORMATIONS E LEARNING

 

Accès aux  catalogues  des formations proposées par l’école de la microfinance

Attention, à partir des liens indiqués ci-dessous, il faut cliquer sur DOWNLOAD pour obtenir les catalogues demandés.

catalogue des formations aux métiers de la microfinance

catalogue des formations aux métiers de la banque

catalogue des formations aux métiers de la comptabilité

 

Les formations proposées par l’école de la microfinance

La formation à la microfinance concerne en particulier les Directeurs d’agence en poste ou en cours de prise de poste.

Une attention particulière est portée à la maitrise des procédures de contrôle interne.

Une formation au marketing en microfinance est également proposée, la situation locale d’extrême concurrence entre les EMF  imposant de savoir se distinguer, d’être l’EMF qui sera choisie par les clients.

Certaines  formations sont proposées, en liaison avec nos partenaires dans leurs centres de formation professionnelle.

 

Accès direct aux programmes des formations en banque et en microfinance

http://www.ecole-de-la-microfinance.com/

Ci-dessous le programme complet du mois de la microfinance à Douala :

 

 

 

 

 

Pour tous renseignements, merci de contacter l’école de la microfinance :

ecole.de.la.microfinance@gmail.com

 

La connaissance pratique de la micro finance, condition de réussite du projet, est souvent méconnue.

La microfinance est un métier qui doit s’apprendre. Les institutions de microfinance ont besoin de professionnels qualifiés, d’administrateurs et de dirigeants compétents, disposant des compétences clés pour faire fonctionner une IMF.

Pourtant dans la pratique, il existe de multiples obstacles à la formation  aux métiers de la micro-finance dont les principaux sont les coûts de la formation , où le sentiment que la formation ne sera pas utile.

C’est ainsi que de nombreuses microfinances sont rapidement débordées avec un portefeuille à risque volumineux, avec des problèmes de trésorerie ou encore une incapacité à attirer l’épargne où à se financer.

Les formations adaptées :

Il est   fondamental pour les salariés, les dirigeants et les administrateurs des institutions de microfinance  de suivre une formation   pour acquérir les connaissances pour l’établissement d’une agence pour l’instruction du dossier d’agrément, pour la gestion   et le traitement comptable des opérations.

Aux fonctions stratégiques (les produits qui seront proposés à la clientèle, le choix d’implantation, la cible de clientèle…) s’associent nécessairement des tâches importantes et diversifiés de gestion administrative, (suivi des mises en place, suivi des prêts, suivi des retards…). Il faut maitriser l’étude du risque en secteur informel, l’audit et le contrôle, la comptabilité de l’IMF, les placements et refinancements et bien d’autres thèmes techniques.

 

L’école de la microfinance à Nantes a une offre complète de formations répondant aux besoins des professionnels

Retrouvez nos formations aux métiers   de la microfinance en suivant le lien ci-dessous :

FORMATION LES FONDAMENTAUX DE LA MICROFINANCE

L’école de la microfinance qui a été fondée par des professionnels de la finance et de la microfinance entend répondre aux besoins de formation du personnel et des administrateurs des institutions de microfinance.

Les aspects pratiques apparaissent souvent comme un domaine de spécialistes interdit aux profanes, ou encore comme la chasse gardée de grandes organisations en lien avec des gouvernements.
Cet article a pour objet de montrer que se former à la gestion d’une structure de micro finance est nécessaire pour   acquérir les compétences clés.
Mais avant de s’intéresser aux techniques, il faut rappeler qu’une institution de microfinance  est un instrument de développement économique.

 

La première finalité c’est d’accorder des crédits à des auto-entrepreneurs.

La  fonction principale d’un établissement de microfinance consiste à proposer des services financiers tels que collecter l’épargne, recevoir des dépôts d’argent, accorder des prêts, et pour certains établissements à gérer les moyens de paiement.

Les clients, majoritairement des auto-entrepreneurs, sont d’abord des personnes qui n’ont pas accès aux banques, qui cherchent à améliorer leurs revenus en développant leurs entreprises.

Le but des Institutions de micro-finance est d’accompagner et de soutenir ces auto-entrepreneurs afin de leur permettre de créer, à l’aide d’un petit crédit, une activité qui sera génératrice de revenus.

Le premier métier des Institutions de micro-finance (IMF) c’est bien de distribuer le micro crédit dans des zones où les banques ne sont pas accessibles pour le public des auto-entrepreneurs.

 

Les techniques financières :

Pour autant, une SA de microfinance  ou une mutuelle d’épargne crédit  voulant mettre en place une agence de microfinance  a besoin d’un bon DG et de  salariés qualifiés et compétents capables de gérer les programmes de façon professionnelle.

Consentir un prêt à une personne   est certainement aisé mais il est beaucoup plus complexe de lui donner le moyen d’exercer une activité génératrice de revenus. Et si l’institution veut être remboursée il faut absolument que son client gagne sa vie.

L’agence de micro finance n’ayant pas de ressources infinies il faut aussi que l’emprunteur rembourse son prêt selon un calendrier fixé à l’avance afin de pouvoir à nouveau prêter cet argent à d’autres emprunteurs.

 

L’étude du risque

Un établissement de microfinance doit savoir étudier le risque.

On ne peut pas prêter de l’argent à tous ceux qui en font la demande : il faut sélectionner les personnes qui ont la volonté et la possibilité de rembourser. Et une fois le crédit en place, il faut suivre les clients.

Le risque c’est le cœur du métier de la microfinance !

Il faut savoir analyser le risque, il faut savoir calculer le coût du risque.

La Gestion des RISQUES : Tout le personnel de la  microfinance doit avoir de solides connaissances en RISQUES. La microfinance doit  priorisé le volet RISQUES dans le processus de développement et de l’exploitation.

 

Le crédit que les IMF distribuent est parfois accompagné de conseils et d’une formation en faveur des emprunteurs.

Les IMF vont former les bénéficiaires des prêts, en particulier avant l’octroi du tout premier prêt.

Compte tenu des difficultés pour de nombreux emprunteurs n’ ayant été que très peu scolarisés, les IMF ont des programmes spécifiques pour effectuer la formation à la gestion de la micro-entreprise.

Ils expliquent aussi les mécanismes du remboursement du prêt et les cycles de crédit.

Pour l’IMF les actions de formation ont l’objectif de mobiliser et de développer les ressources des emprunteurs afin de leur donner le moyen d’utiliser l’argent à bon escient pour la création d’une activité qui sera génératrice de revenus.

 

 

 

 

L’école de la microfinance  anime, des sessions de sensibilisation, de vulgarisation et de formation relatives au fonctionnement et à la réglementation spécifique des IMF.

Pour tous renseignements :

Contact et inscription

ecole.de.la.microfinance@gmail.com

Notre site :   http://www.ecole-de-la-microfinance.com/lecole/

Notre mail : ecole.de.la.microfinance@gmail.com

 

 

LA GESTION DU PORTEFEUILLE CRÉDIT D’UNE IMF

Le portefeuille de crédit d’une banque ou d’un établissement de microfinance est composé de l’ensemble des dossiers crédit de la clientèle :les comptes courants débiteurs avec ou sans autorisation, les créances commerciales, les autres crédits court terme, les crédits d’équipement, les engagements à long terme.

Ce que craignent le plus les banques et les établissements de microfinance c’est bien sur le non remboursement de leurs crédits par la clientèle.

La gestion du portefeuille crédit dans une microfinance consiste à :

  • A suivre au jour le jour les positions débitrices de la clientèle
  • A contacter immédiatement les clients en cas d’incidents
  • A enregistrer les risques consécutifs aux incidents clients
  • A envisager des réaménagements de l’échéancier des remboursements
  • A effectuer une cotation risque des clients en fonction des incidents mais aussi de la situation économique globale ou des difficultés liées à un secteur professionnel.
  • A déclasser en CDL – contentieux, douteux, litigieux, les créances compromises
  • A mettre en place les provisions pour dépréciations des créances qui sont nécessaires.

Nous indiquons ci-dessous les thèmes développés pendant  les journées de formation aux fondamentaux de la microfinance :

 

Le processus de mise en place des crédits – L’examen du projet présenté par le demandeur.

L’agent de crédit opère une sélection et prend la décision de refuser les projets incohérents, non rentables pour l’emprunteur ou inadaptés.

La constitution de la demande de crédit ne se fait que pour un   projet viable et générateur de revenus pérennes

 

Le lien ci-après donne accès à la présentation de la formation aux fondamentaux de la microfinance :

Les fondamentaux de la microfinance

 

L’analyse du risque

L’élément déterminant pour une saine gestion du portefeuille consiste à accorder des  prêts aux personnes ou aux entités qui présentent les capacités de remboursement nécessaires, et les refuser aux autres.
L’étude attentive du risque de crédit  par l’IMF est  fondamentale. Compte tenu des caractéristiques spécifiques du public, l’analyse du risque est constituée essentiellement par une évaluation informelle des emprunteurs.
L’agent de crédit doit concevoir avec l’emprunteur un budget familial. Il est essentiel que le « reste à vivre » permette d’intégrer chaque semaine la charge de  remboursement du microcrédit.
La décision d’octroi du prêt est prise par le Comité des Crédits.

 

Le suivi du portefeuille crédit

La gestion de portefeuille consiste essentiellement dans le  suivi des clients sains et en retard après décaissement du prêt.
Pour se donner des chances de recouvrement, la détection des retards dans le remboursement doit être immédiate.
Les créances défectueuses (CDL contentieux, douteux et litigieux) font l’objet de déclassements. L’IMF doit savoir calculer les indicateurs de portefeuille à risque (PAR 30 et PAR 90).
L’IMF calcule périodiquement son « coût du risque. »

 

La problématique du remboursement des crédits et le recouvrement

Une fois le retard détecté, l’IMF met en œuvre un programme de recouvrement.
La rapidité de la réaction par l’IMF est de loin l’élément le plus déterminant pour le recouvrement d’un prêt.
Les sanctions en cas de retard prévues sur les contrats de prêts doivent être appliquées de façon systématique.
L’IMF ayant une vocation sociale, l’agent de recouvrement n’hésitera pas  à se montrer imaginatif dans les solutions pour trouver des solutions conciliantes  envers les emprunteurs qui ne peuvent pas rembourser de bonne foi.
Les procédures de recouvrement par voie judiciaire ne sont généralement pas adaptées pour obtenir le remboursement par les emprunteurs.

 

La performance de l’IMF sociale et financière de l’IMF

Conférence : Le microcrédit un outil pour le développement local

La mission sociale d’une IMF consiste à proposer  des services financiers à la portée de personnes pauvres.
Pour autant une IMF à un métier financier lequel exige la plus grande rigueur de gestion.
Pour concilier au mieux ces deux missions, l’IMF doit dispose de critères rigoureux de sélection des projets qu’elle est disposée à  financer permettant ainsi la création de micros  entreprises et la création d’emploi.
L’intérêt bien compris d’une IMF est de mettre en place sur son segment de clientèle des procédures de sélection de prêts très rigoureuses afin d’avoir une forte probabilité que les prêts soient remboursés dans les conditions convenus.

 

 

 

Le mobile banking – Les services financiers numériques (SFN).

Le taux de bancarisation reste une préoccupation majeure des autorités dans de nombreux pays d’Afrique.

Le taux très faibles de bancarisation peut s’expliquer par différents facteurs :

  1. Par l’absence de connaissances financières et donc l’absence de besoin  ;
  2. Par le manque de confiance envers les dépositaires des dépôts d’épargne en particulier dans les micro-finances.
  3. Par la quasi absence d’échange d’argent notamment dans les zones rurales
  4. Par les habitudes en secteur informel de ne payer les produits et les services qu’avec des espèces.
  5. Par l’éloignement des agences de banque ou de microfinance.

Les services financiers numériques (SFN)

Les opérateurs et distributeurs, banques et EMF, proposent la gamme classique des SFN, via le Mobile Money, à savoir :

Le retrait d’argent,
Le transfert d’argent  ,
La réception de transferts d’argent internationaux
L’achat d’unités et forfaits téléphoniques,
Le paiement auprès des commerces de proximité et des transporteurs

Les usages du Mobile Money portent principalement sur l’achat de crédits téléphoniques, mais aussi pour effectuer des retraits, des paiements auprès des commerçants et des entreprises, recevoir de l’argent, ou encore pour régler leurs factures d’eau, d’électricité ou d’abonnement TV.

 

Lien vers la formation aux fondamentaux de la microfinance en cliquant sur le lien ci-après :

http://www.ecole-de-la-microfinance.com/formations-en-banque-et-en-microfinance/les-fondamentaux-de-la-microfinance/

 

 

Le paiement par téléphone permet de disposer d’un point financier de proximité

La population pauvre s’est équipée de téléphone et peut disposer grâce aux opérateurs téléphoniques d’un moyen de paiement permettant de  faire quelques   :

  • déposer et retirer de l’argent
  • envoyer et recevoir de l’argent
  • paiement de facture: (eau, électricité ….)
  • achats de biens et services

Pour Abdou Diop, directeur Associé chez Mazars Maroc, «le mobile money a participé à hauteur de 30% en moyenne dans plusieurs pays en Afrique à l’inclusion financière de la population, principalement dans les zones rurales». citation depuis Finances News du Jeudi 21 Novembre 2019

.Avec le paiement par téléphone, voici un grand pas pour l’inclusion financière. On lira l’expérience ci-dessous au Kenya qui peut réellement simplifier la vie de ceux qui n’ont pas de compte en banque.

 

La mise en place de  micro-crédits est difficile à envisager pour les opérateurs téléphoniques sauf à créer une banque digitale :

 

L’usage du scoring par l’opérateur téléphonique.

 

Les opérateurs de téléphone ont une certaine connaissance des habitudes de leurs clients qui achètent régulièrement des recharges pour effectuer leurs paiements.
Il leur est donc relativement facile d’effectuer des scorings afin de définir  des clients surs qui pourraient bénéficier d’une avance de consommation.

Le système  de scoring des clients, permet d’évaluer la capacité de remboursement, car l’opérateur téléphonique prête à ceux qui ont été détectés comme ayant des comportements de remboursement en adéquation avec les durées de remboursement prévues.
Ainsi le client pourrait taper dans sa réserve d’argent et devrait ensuite payer un intérêt à l’opérateur téléphonique. On ne peut imaginer un tel système que pour des montants de crédits très faibles.

Pourtant Orange money a lancé sa banque 100% digitale en Côte d’Ivoire.

Soutenant la stratégie de diversification du groupe, Orange Bank Africa entend participer au renforcement de l’inclusion financière sur le continent, en proposant des crédits à partir de 5 000 Fcfa, disponibles en quelques secondes depuis son mobile, ainsi qu’une épargne rémunérée.

 

Quelques limites :

 

  1. Quelles sont les possibilités pour l’opérateur téléphonique de faire un scoring de qualité à partir uniquement de données récupérées lors de l’achat de cartes de paiement ?
  2. L’opérateur téléphonique se retrouvera directement en concurrence avec les agences de banque et de microfinance. Il faut noter comme en particulier l’agence de microfinance fait un travail autrement plus complexe auprès de ses clients en réalisant la formation et l’éducation financière du client et l’accompagnement de l’emprunteur dans son métier d’auto-entrepreneurs .
  3. Le crédit via l’opérateur téléphonique n’est-il pas un encouragement à la consommation qui relancera l’inflation et peut mettre des personnes ne difficulté de remboursement.
  4. En octroyant des crédits l’opérateur téléphonique fait de la création monétaire, est-ce à die qu’il est un opérateur financier ? Dans ce cas à l’instar des banques et des micro-finances, il devra faire un reporting périodique à la banque centrale.

L’usage du paiement par téléphone portable est appelé à devenir une norme.

Les agences de micro-finance doivent se préparer pour répondre à la demande. Le fait de ne pas devoir se déplacer pour rembourser son échéance de crédit est un gain de temps considérable pour les emprunteurs car le temps du déplacement est pris sur le temps de production ou sur le temps de vente et beaucoup d’IMF exigent un remboursement hebdomadaire.

 

Orange Money en Afrique

 

En Afrique, en 2020,  Orange Money, c’est plus de 50 millions de clients dans une quinzaine de pays. Surfant sur cette réussite, le groupe cherche à « démocratiser » l’accès aux services bancaires en Afrique, à travers OBA qui devrait faire l’objet d’un déploiement progressif dans 3 nouveaux pays d’ici la fin de l’année 2021 (Sénégal, Mali et Burkina-Faso). « Orange Banque Africa propose des produits de crédit et d’épargne accessibles facilement et instantanément depuis Orange Money. C’est une très belle étape, car le crédit et l’épargne sont 2 facteurs indispensables de développement économique.

 

 

Le paiement mobile dans la zone BCEAO

 

Le texte ci-dessous est extrait d’un article de Financial Afrik paru le 31 octobre 2019 par Ibrahima Jr Dia :

Ibrahima Dia est économiste de formation, passionné des questions de développement, suit l’actualité financière africaine au jour le jour.

 

Dans son discours d’allocution, Tiemoko Meyliet Koné, Gouverneur de la BCEAO, a déclaré que l’avènement des finTech va révolutionner les modes de consommations. «Il est impératif de trouver  d’autres alternatives afin de  s’adapter  à cette nouvelle donne, en créant un environnement propice et favorable  pour booster l’activité numérique», poursuit le gouverneur, se réjouissant de la croissance de l’activité monétique au niveau de l’UEMOA. «Le nombre de comptes de monnaie électronique est ressorti à 62,9 millions à fin 2018 contre 25 millions en 2015, soit une hausse moyenne annuelle de 38%».

 

Cet élan monétique a entraîné le taux d’inclusion financière, passé de 26% en 2010 à 57,1% en 2018, avec une contribution de services financiers numériques dépassant le tiers.

L’objectif est d’atteindre, sur un horizon de 5 ans, un taux d’inclusion financière de 75%, a rappelé le patron de la banque des banques.

En outre, le gouverneur a  indiqué  que l’année 2019 a vue l’avènement de la première banque digitale de l’Union, 100% mobile. Cette banque, souligne-t-il, a mis à la disposition de ses clients des services de paiement, d’épargne ainsi que de crédits à la consommation et immobilier.

Elisabeth Huybens, directrice des opérations de la Banque mondiale (BM), est convaincue que l’Afrique,  leader mondial du Mobile Money, peut utiliser les nouvelles technologies pour assoir son développement.

La responsable a indiqué que les chiffres enregistrés pour le compte du mobile banking   sont révélateurs.

La part des adultes en Afrique subsaharienne ayant un compte  de monnaie électronique a presque doublé pour atteindre 21 %, et près de 10 % du PIB en Asie et moins de 2% du PIB dans les autres régions.

Près de 150  personnes (cadres, gouverneurs de banques centrales,  …) participent  à cette conférence, qui a pour but  d’échanger sur  les enjeux, défis et perspectives que représente l’émergence des Fintech pour les pays en développement.

 

Le paiement mobile au Kenya

 

L’après-midi touche à sa fin dans le village kenyan d’Ukwala, à quelques dizaines de kilomètres de la frontière ougandaise. L’air est redevenu doux après la fournaise de la journée. La bonne heure pour sortir. Femmes et enfants s’activent pour aller chercher de l’eau. A la main, deux bidons… et leur téléphone portable. A Ukwala en effet, le puits d’eau saumâtre a été remplacé par une pompe à eau filtrante que les habitants tirent après avoir payé leur droit d’accès par SMS, via M-Pesa.

 

 Situation au Kenya

Reproduction d’un article publié le 6 mars 2014 par HCN 24 Horn Africa sous la signature de Séverine Lebouche
Depuis le lancement du système par Safaricom, en 2005, le paiement mobile est une réalité du quotidien dans le moindre village du pays. 16 millions de personnes y ont souscrit. Car pour ouvrir un compte, rien de plus simple, même si l’on ne dispose que d’un téléphone basique: il suffit de rendre visite à l’un des 60 000 agents recrutés par l’opérateur de téléphonie, de se créer un mot de passe et de déposer quelques centimes d’euros en liquide sur ce nouveau compte.

A 500 kilomètres de là, dans le quartier d’affaires flambant neuf de Nairobi, la grouillante capitale, Betty vante les bienfaits de M-Pesa: « Avant, pour aider ma famille, je devais faire venir ma soeur, chaque mois, à Nairobi, et elle repartait avec du cash. » Une démarche coûteuse, dangereuse et chronophage pour cette dynamique trentenaire qui, enceinte de six mois, enchaîne les rendez-vous d’affaires. Aujourd’hui, c’est en un clic qu’elle envoie l’argent à ses parents, via son téléphone.

 

Un gain de temps considérable pour les emprunteurs qui n’ont plus besoin de se déplacer.

 

Un gain de temps tout aussi crucial pour les micro-entrepreneurs. A Kisumu, au bord du lac Victoria, un petit groupe de femmes bénéficiaires d’un microcrédit se réunit, comme chaque semaine, sous l’arbre de la petite école du quartier. Ici, on utilise M-Pesa pour les remboursements. La voix posée, le regard franc, son cahier sur ses genoux, Mary tient les comptes: « Chacune de nous fait le virement depuis son mobile avant de venir aux réunions.

 

Une société sans cash?

« Nous allons bien plus vite pour faire nos comptes que lorsque nous remboursions en liquide. » Pour cette entrepreneuse qui tient un petit commerce de crème pour les pieds, c’est autant de temps en plus pour vendre ses produits.Une société sans cash? Certains en rêvent.C’est le cas de l’institution de microfinance Juhudi Kilimo, qui verse ses prêts directement sur le compte M-Pesa de ses bénéficiaires. Eux-mêmes remboursent par SMS.

 

La vache achetée grâce au microcrédit peut être payée par téléphone.

Quant à la vache achetée grâce au microcrédit, elle peut elle aussi être payée par téléphone. Un saut technologique dont profite Fred, le commercial de Juhudi Kilimo en charge des petits exploitants de thé sur les hauteurs de Kericho: « Je pars en rendez-vous uniquement avec mon smartphone », explique le jeune homme, chemise blanche et mocassins, qui sillonne en moto les chemins de terre conduisant à ses clients. Dans son téléphone Android, l’ensemble des dossiers et une application lui permettant d’instruire à distance toutes les demandes de prêts.

Si M-Pesa facilite indéniablement les paiements, il n’est pas à proprement parler un outil de bancarisation de la population. L’argent déposé sur le compte ne rapporte aucun intérêt et il faut payer pour le retirer en liquide. Du moins jusqu’à récemment. Safaricom vient, en effet, de s’allier à une banque pour offrir un véritable compte d’épargne rémunéré, donnant également accès à des microcrédits. Ce service a été dénommé M-Shwari, c’est-à-dire « pas de tracas », en swahili. Grâce à la force de frappe marketing de l’opérateur téléphonique, il a conquis 20000 nouveaux clients par jour les premiers mois de son lancement. Comme avec M-Pesa, le Kenya -au 157e rang mondial pour son PIB par habitant- se révèle, une fois de plus, à la pointe de l’innovation en matière d’inclusion financière.

 

Le mobile banking  au Nigeria

Reproduction d’un article publié le 7 septembre 2015 par  Afrique IT NEWS le 7 septembre 2015 par Rédacteur)

La banque Centrale du Nigéria affirme avoir desserré sa politique de réglementation sur le mobile money en faveur des entreprises de télécommunications.

Mais qu’elle ne va pas encore octroyer des licences à ces dernières.

Selon ITPulse,  la CBN a reconnu que les entreprises de télécommunications possèdent une vaste infrastructure réseau à travers le pays, permettant « aux agents de mobile money » de travailler efficacement grâce à leur large couverture.

Les entreprises de télécommunications ont des plateformes, des réseaux étendus avec lesquels les services de mobile banking peuvent bien prospérer, mais la CBN refuse encore de concéder les licences aux opérateurs.

 

Par crainte de favoriser la concurrence entre ces derniers et les banques.

La CBN a donc encouragé les opérateurs télécoms à s’associer avec les banques et d’autres institutions financières agréées pour le développement du mobile banking.

Musa Itokpa Jimoh, directeur adjoint de la Direction des Systèmes de paiement bancaire à la CBN affirme que la progression du mobile banking a été très lente au Nigéria.
Surtout que le pays se vante d’avoir plus de 146 millions d’abonnés mobiles actifs.
Plusieurs enquêtes ont attribué la lenteur de cette progression à la faible sensibilisation du public.
Mais bien d’autres défis restent à relever: le faible nombre d’agents de terrain ainsi que l’insuffisance des infrastructures.

 

 

 

La diversification des produits en microfinance

Les institutions de microfinance – SFD, EMF, IMF – sont nombreuses et souvent en concurrence.

Si pendant longtemps elles ont pu se contenter de proposer à leur clientèle que des produits très standards comme le prêt en groupe solidaire, le prêt individuel ou la gestion de l’épargne sur un compte courant, il leur faut désormais mieux  prendre en compte les besoins réels de leurs clients.

Ainsi pour fidéliser leur clientèle, elles vont élargir leur gammes de produits et créer des produits financiers qui sont mieux adaptés aux besoins exprimés par la clientèle. (On appelle « Produit » en microfinance un service financier mis à la disposition des particuliers et des professionnels.)

 

Il existe de multiples produits en microfinance destinés à telle ou telle strate de clientèle parmi lesquels on peut citer la méso-finance destinée à l’équipement des TPE, le financement des activités agricoles, le crédit stockage,  la micro-assurance santé, le compte d’épargne rémunéré, le transfert d’argent…

Retrouvez la fiche de présentation de la formation en suivant sur le lien ci-après :

Les produits en microfinance

 

 

L’exemple du crédit scolaire

Parmi les très nombreux produits demandés par la clientèle des institutions de microfinance on trouve le crédit scolaire.

 

Quelle est la cible du crédit scolaire ?

L’’objectif du crédit scolaire est de permettre aux parents de  faire face aux différentes dépenses qui sont nécessaires pour la scolarisation de leurs enfants : frais de  scolarité, fournitures scolaires, vêtements et uniformes…

 

Une institution de microfinance peut cibler les personnes à bas revenus ayant des activités génératrices de revenus désirant d’être soutenues dans leurs projets de scolarisation de leurs enfants.

Il est également possible de cibler des salariés dont les  salaires sont peu élevés comme par exemple les petits fonctionnaires, les ouvriers, les instituteurs, les employés de maisons…

 

Une microfinance peut proposer ce produit crédit scolaire à :

– Sa clientèle actuelle
– Ses anciens clients
– De nouveaux clients

 

L’usage du crédit scolaire

Les crédits scolaires ne peuvent avoir pour usage exclusif que le financement de la scolarisation des enfants pour  l’acquisition des fournitures scolaires, le paiement  des droits de scolarités et le paiement des frais annexes liés à la scolarité.

 Montant, taux et durée

Le montant maximum est nécessairement très limité et doit être en rapport avec l’objet du financement.
La durée est de 04 mois au maximum, les emprunteurs pouvant choisir librement une durée d’emprunt plus courte .
Le taux d’intérêt ne peut être excessif au risque de décourager les emprunteurs.

Les  Garanties

Pour ce type de prêt, il est habituel d’exiger la constitution d’une épargne obligatoire   pour obtenir un prêt. Par contre compte tenu des montants faibles et de la garantie que constitue la capacité de constituer une épargne, il ne sera exigé aucune autre garantie.

Les commissions et frais annexes

Il peut être prévu au contrat différents frais complémentaires comme par exemple :
– Les frais de dossiers à 1% du montant débloqué
– Les frais de déblocage à 1% du montant débloqué
– Les assurances décès à 1% du montant débloqué

De même en cas de difficultés de remboursement, le contrat peut prévoir la perception de pénalités :
– Une commission si l’agence doit intervenir par téléphone
– Des pénalités par jour de retard à  raison d’un montant faible mais dissuasif

 

Pièces nécessaires pour un emprunteur salarié

1 Remplir un dossier de demande de crédit et répondre à toutes les questions posées par l’agent de crédit
2 Présenter les documents suivants:

  • Carte d’identité
  • photo d’identité récente
  • Certificat de résidence
  • une information sur la connaissance du prêt par le conjoint
  • La déclaration de patrimoine
  • Une copie d’acte de naissance des enfants
  • Un  certificat de scolarité et/ou bulletins des enfants
  • La photo de l’enfant
  • Les  justificatifs de revenus de l’emprunteur (et éventuellement de son conjoint)

 

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