L’école de la microfinance est une association de professionnels de la microfinance

posté le 25 février 2015 par Michel dans Actualités de l'école de la Microfinance formation d'emprunteurs avant l'octroi du microcrédit

 

 

Bonjour, Pouvez-vous nous expliquer ce qui distingue « l’école de la microfinance » des autres organismes de formation en microfinance ?

 

Réponse :

L’école de la microfinance présente un caractère unique au sein des organismes de formation en microfinance par le fait qu’elle a été créée par et pour des professionnels de la microfinance.

Il s’agit juridiquement d’ un Organisme de formation français Déclaration d’activité d’un prestataire de formation enregistrée sous le numéro 52 44 065 65 44 auprès du Préfet de région pays de la Loire (France) en date du 3 juillet 2012, mais surtout il s’agit d’un regroupement de professionnels de la microfinance qui mettent en commun leurs compétences pour aider à la création d’un secteur de la microfinance plus fiable pour la clientèle et plus pérenne pour les institutions.

Le rôle de chaque membre de l’école de la microfinance est donc essentiel et chacun peut prendre des responsabilités dans l’association de formation.

 

L’école de la microfinance est  une association de professionnels de la microfinance dont l’objet est  de professionnaliser et d’institutionnaliser le secteur de la microfinance par le renforcement des capacités managériales et opérationnelles des acteurs.

Tous les professionnels de la microfinance qui le souhaitent peuvent être membres de l’association sous réserve de payer leur cotisation annuelle.

 

 Q : Nous pouvons lire sur un rapport de la COBAC – Commission Bancaire de l’Afrique Centrale  – que  « le défi majeur est celui d’encadrer cette croissance, qui s’accompagne d’un nombre élevé de faiblesses recensées au niveau des établissements de Microfinance en activité (problèmes de gouvernance, gestion des risques inadaptée, absence de contrôle interne, capacité faible des acteurs, méconnaissance des dispositions règlementaires, etc.) »

 

Réponse :

Il apparait en effet que les clients, les dirigeants, tous les tiers en relation avec des agences de microfinance  déplorent l’insuffisance en compétence des ressources humaines des institutions de microfinance

Cette situation n’est pas anormale puisque  la création des institutions de microfinance  n’a  été précédée d’aucune  formations  universitaires de la filière, il est maintenant essentiel  que la professionnalisation du secteur s’institutionnalise par le renforcement des capacités managériales et opérationnelles des acteurs.

Les études sur la stratégie de la finance inclusive indiquent qu’il est urgent d’intensifier les actions de formation des promoteurs, des dirigeants et des employés des institutions de microfinance.

 

 

 

 

 

Q : Après les nombreuses défaillances d’institutions de microfinance, les scandales à répétition de non remboursement de l’épargne, les situations de surendettement de personnes très vulnérables, on doit s’interroger : la microfinance est-elle réellement une solution pour aider au développement ?

 

 

Réponse :

Sans microfinance, on renonce à  apporter des  services financiers aux pauvres.

Les personnes pauvres ont rarement d’épargne qu’elles pourraient  utiliser, aussi l’alternative à la microfinance ne peut être que de solliciter des crédits auprès de prêteurs informels  option  coûteuse  et risquée.

 

Il est vrai que la microfinance mal maitrisée fait courir des risques au public : par exemple les défaillances d’institutions de microfinance entrainent le retrait de l’agrément ce qui implique en principe que les épargnants ne pourront pas récupérer leurs dépôts, d’où une crise aigüe  lorsque les déposants sont pauvres et peu informés de leurs droits.

Pour moi il est évident quand l’accès aux banques est si limité en Afrique qu’il faut pourtant continuer de développer la microfinance mais d’une autre façon en examinant les forces, les faiblesses et le potentiel de la microfinance  au cours de formations adaptées destinées aux professionnels administrateurs dirigeants et salariés.

La microfinance est utile car elle permet aux  personnes dont les revenus sont  bas et irréguliers   d’accéder à des services financiers en leur permettant  de développer une activité  génératrice de revenus.

Les bénéficiaires du microcrédit sont majoritairement  des femmes. Les femmes qui s’investissent dans les activités génératrices de revenus rencontrent d’immenses difficultés liées à leur instruction très insuffisante.  Il est primordial qu’elles acquièrent des connaissances pour faire face aux impératifs de la commercialisation et de la production.

 

 

Q : Devant la croissance des impayés, de plus en plus on voit les agences de microfinance exiger des garanties avant d’octroyer un prêt.

 

Réponse :

Les professionnels de la microfinance savent que les garanties en matière de microfinance sont souvent très fragiles.

Les emprunteurs pauvres ne parviennent pas  à prouver leur solvabilité puisqu’ils ne possèdent que rarement des titres de propriété ni d’autres biens pouvant servir de garantie.

Les meilleures garanties en matière de microfinance sont la connaissance de la personne, du projet et de la situation de l’emprunteur par rapport à son projet.

C’est essentiellement l’analyse préalable du dossier qui va permettre d’éviter les impayés. Cela demande du temps, il faut se rendre sur le lieu de travail de l’emprunteur, à son domicile. Il faut prendre le temps nécessaire pour l’inclusion financière par des formations et de l’accompagnement une fois le prêt mis en place ;

Les formations des agents de crédit que proposent l’école de la microfinance répondent à l’ objectif de limiter les risques tant pour l’institution de microfinance que pour l’emprunteur.

 

 Q : On note depuis plusieurs années une montée des risques et une augmentation du nombre d’institutions de microfinance collectrices d’épargne placées sous procédure de sauvegarde.

 

 Quand une institution de microfinance se retrouve gérée par un administrateur provisoire c’est que la situation est déjà très compromise. Dans ce cas  tous les organes de gouvernance (direction, représentants élus, conseil d’administration) sont suspendus. Bien souvent cette situation résulte d’une mauvaise gouvernance et d’un conseil d’administration qui ne joue pas les rôles d’éclaireur  et de contrôleur.

Le problème majeur des institutions de microfinance  est d’assurer leur viabilité financière et leur pérennité afin de maintenir leur impact social d’établissement au service des personnes  n’ayant pas accès aux services des banques.

Dans tous les cas les formations de l’école de la microfinance montrent l’utilité de  l’information et des règles prudentielles nationales qui doivent être des outils pour les dirigeants de l’institution et incite au respect des exigences réglementaires et statutaires.

Les formations dispensées par l’école de la microfinance ont notamment pour objet  d’améliorer la qualité du portefeuille de microfinance, d’améliorer la rentabilité de l’institution  et d’accroitre la productivité tout en maitrisant mieux leurs risques.

 

 

 Q : Comment se déroulent les séminaires à l’école de la microfinance ?

 L’école de la microfinance se vit comme un centre de formation professionnelle. Nous organisons donc des ateliers basés essentiellement sur des cas pratiques pour donner aux apprenants des outils et des techniques leur permettant d’apporter des solutions concrètes aux problèmes qu’ils rencontrent au quotidien. Ce sera le cas par exemple en contrôle de gestion ou en analyse financière.

Dans nos formations au marketing nous travaillons le lien de confiance avec le public, sur les dispositions qui doivent être prises  pour informer et protéger les épargnants, montrant comment l’amélioration de la confiance entraine rapidement une croissance des volumes d’épargne et de crédit et donc améliore la viabilité de l’institution.

   Q : Et pour conclure cet entretien sur l’école de la microfinance ?

 La plupart des clients de la microfinance  sont des micro- entrepreneurs du secteur informel : petits commerçants, vendeurs ambulants, artisans, agriculteurs, etc. Chacun d’eux possède un savoir-faire et sollicite un microcrédit pour développer une petite activité qui sera la source d’un revenu régulier.

Une microfinance qui fonctionne  donne les moyens à chacun de créer ou de développer une activité professionnelle sur le long terme et dans la dignité car elle ne repose pas sur l’assistanat.

Une  microfinance qui dispose d’un personnel et d’administrateurs bien formés participe ainsi à la création du tissu économique local dynamique.

Vous souhaitez devenir membre de l’association « l’école de la microfinance » ?

L’association est un centre de formation des professionnels de la microfinance, ayant pour objectif de favoriser le développement des compétences des Administrateurs, Dirigeants, Chefs d’agences, agents de crédit, contrôleurs de gestion, auditeurs et contrôleurs internes, membres de services de supervision…

L’école de la microfinance accompagne les professionnels du secteur de la microfinance et permet l’échange de bonnes pratiques créatrices de valeurs pour les institutions de microfinance :

  • par ses formations qui sont reconnues pour la grande qualité des présentations  mais aussi pour leur  pratique métier
  • par son aide à la mise en commun de moyens pour des projets innovants.
  • par ses encouragements à la création de partenariats.

 

Si vous souhaitez adhérer ou si vous désirez des informations complémentaires  contactez nous par mail :

contact@ecole-de-la-microfinance.com

 

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4 commentaires pour
“L’école de la microfinance est une association de professionnels de la microfinance”

  1. je voudrais être membre de cette école

  2. je suis très intéressé par cette école.merci

  3. Mokosseko dit :

    bonjour, je suis Centrafricains et je désire participer au formation autrement dit intégré l école pour la formation.

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