Résultats d’une agence bancaire : Le calcul de la marge d’intermédiation

Résultats d’une agence bancaire : Le calcul de la marge d’intermédiation
Pour faire un prêt à un client, une agence bancaire a besoin de disposer d’une ressource de même montant.
Définition de la marge d’intermédiation
La marge d’intermédiation d’une agence bancaire correspond à la différence entre les produits d’intérêts (ce que l’agence bancaire gagne grâce aux crédits accordés) et les charges d’intérêts (ce qu’elle verse pour rémunérer les ressources empruntées).
En formule simple :
Marge d’intermédiation=Produits d’intérêts−Charges d’intérêts
Pourquoi le calcul de la marge d’intermédiation est complexe ?
Le montant des crédits mis en place dans une agence ne peut jamais correspondre aux dépôts collectés par cette même agence.
Si l’agence a collecté plus de dépôts qu’elle n’a fait de prêts, elle pourra faire tous les crédits et revendre l’excèdent collecté au siège. Dans ce cas l’agence sera rémunérée par le siège pour le montant versé. Les intérêts qu’elle touchera seront des intérêts sur compte au siège.
Dans le cas inverse, si l’agence fait plus de prêts qu’elle ne collecte de fonds, l’agence sera obligée d’emprunter des fonds au siège et devra payer des intérêts sur compte au siège.
Ce qui est complexe c’est la détermination du TAUX DE CESSION INTERNE qui va permettre de payer des intérêts à l’agence ayant reçu des dépôts et de facturer des intérêts à l’agence ayant fait plus de crédits qu’elle ne dispose de dépôts.
Le principe des emprunts ou des prêts au siège
1 Si l’agence dispose des fonds du fait qu’elle a collecté de l’épargne, elle peut utiliser ces fonds pour mettre en place des crédits
2 Si l’agence n’a pas assez de fonds, elle devra emprunter. Le plus probable sera alors qu’elle emprunte au siège de la banque.
3 Dans certains cas l’agence peut avoir collecter plus de dépôts qu’elle ne parvient à mettre en place de crédits. Dans ce cas l’agence envoie les fonds au siège pour les réaffecter dans une autre agence qui manque de dépôts.
Le calcul de la marge d’intermédiation bancaire (PNI)
Quand la banque prête 1 000 000 FCFA sur une durée de 1 an, l’argent prêté n’est pas sa propriété. Elle utilise soit les dépôts de la clientèle si elle est autorisée à collecter l’épargne, soit des fonds empruntés.
Dans notre exemple, pour simplifier, nous utilisons ici les taux proportionnels (par opposition au taux actuariel qui correspondrait mieux à la réalité)
Si le prêt est fait à 3 % mensuel (le taux proportionnel est de 3% * 12 mois = 36 %) le prêt va lui rapporter 360 000 FCFA.
Dans le même temps elle doit rémunérer les déposants qui ont permis de disposer de 1 000 000 FCFA. En les rémunérant au taux de 5 % l’an cela lui coûte 50 000 FCFA
Le résultat de cette opération est donc de 310 000 FCFA. C’est ce qu’on appelle la « marge d’intermédiation » appelée également Produit Net d’Intérêts (PNI).
Les crédits rapportent des intérêts à l’agence, les dépôts de la clientèle coutent à l’agence
Seuls les crédits rapportent directement de l’argent à une agence bancaire via la perception d’intérêts et de commissions.
Le problème des agences qui collectent beaucoup de dépôts et qui mettent en place peu de crédits, c’est qu’elles perdent de l’argent.
Il faut trouver un système interne à la banque pour rémunérer les agences ayant beaucoup de dépôts et parallèlement facturer des intérêts aux agences faisant des crédits.
Les taux de cession interne (TCI)
Les banques mettent en place un outil de calcul désigné Taux de cession interne (TCI).
La trésorerie centrale de la banque joue le rôle de centrale d’achat des ressources et de refinancement des prêts pour ces agences.
Les agences acquièrent de la trésorerie du siège si elles ont des besoins de ressources ou dans le cas inverse, elles vendent leurs excédents au siège.
Quand les agences sont vendeuses elle reçoivent un intérêt qui est calculé à un taux équilibré désigné le taux de trésorerie interne (TCI).
Les taux de cession interne (TCI) sont les taux d’intérêts auxquels les agences placent leurs ressources au siège. Les agences ayant plus d’emplois que de dépôts financent leurs emplois auprès du siège, en payant cette ressource au TCI comme si le siège était leur banque
Ainsi les TCI permettent aux agences de calculer la marge réelle dégagée lors de la mise en place d’un crédit et permet aussi de connaitre le résultat dégagé sur les opérations d’épargne.
Le calcul du TCI est délicat :
le taux retenu doit être suffisant pour que les agences ayant des créditeurs aient une rémunération suffisante et pas trop élevés pour que les agences ayant beaucoup de crédit puissent acheter et maintenir leur marge. Ils peuvent dans certains établissements refléter les prix de marché, c’est-à-dire les taux que l’agence devrait payer si, au lieu de s’adresser à l’unité interne en charge de la gestion de bilan, elle devait s’adosser directement sur les marchés.
Le choix d’un système de taux de cession interne a une influence notable sur le PNB des centres de profit et sur la perception de leur rentabilité.
Les TCI sont établis selon une méthodologie identique sur les crédits et sur les dépôts et sont référencés par rapport à des taux de marché en fonction de la maturité des opérations. (Confer l’ALM Assets and Liabilities Management).
PNI : Les intérêts sur compte au siège
Une agence ne parvient jamais à équilibrer totalement ses emplois et ses ressources.
S’il y a plus de ressources que d’emplois, la trésorerie disponible repart au siège. Son compte de liaison est créditeur (vu du siège)
Dans le cas inverse, l’agence doit s’approvisionner auprès du siège. Le siège finance ainsi l’activité de l’agence. Le compte de liaison est débiteur (vu du siège)
Un exemple de calcul des intérêts sur compte au siège
En fin de trimestre la banque procède à une opération désignée l’arrêté des comptes. Il s’agit d’un traitement informatique de calcul des intérêts.
Ce traitement se fait pour les comptes de la clientèle mais aussi pour le compte de liaison agence siège.
La chaine de traitement informatique utilise la méthode hambourgeoise pour faire le calcul des nombres.
Date de valeur | Compte siège Position de l’agence | Nombre de jours | Nombres Créditeurs | Nombres Débiteurs | |
01-oct | 241230 | 1 | 2 412,30 | ||
02-oct | -61600235 | 2 | -1 232 004,70 | ||
04-oct | 456709 | 5 | 22 835,45 | ||
09-oct | 786500 | 3 | 23 595,00 | ||
12-oct | -3676598 | 2 | -73 531,96 | ||
14-oct | -4564000 | 1 | -45 640,00 | ||
15-oct | -3522600 | 8 | -281 808,00 | ||
23-oct | -1232980 | 5 | -61 649,00 | ||
28-oct | -8569870 | 2 | -171 397,40 | ||
30-oct | 3287965 | 1 | 32 879,65 | ||
Totaux | 30 | 81 722,40 | -1 866 031,06 |
La chaine de traitement calcule alors les intérêts à recevoir et les intérêts dus à partir du total des nombres.
Supposons que le taux TCI (taux de cession interne) soit dans cette banque de 2.5 %, nous aurons :
Rémunération des intérêts créditeurs : 81722,40 * 2.5 % = 2043
Facturation des intérêts débiteurs 1 866 031,06 * 2,5 % = 46 651
Sur la ligne PNI intérêts sur compte au siège, le montant net sera de – 44608 (différence entre la facturation par le siège et la rémunération).
L’école de la microfinance
L’ÉCOLE DE LA MICROFINANCE (NANTES – FRANCE) organise depuis 2013 des formations destinées à un public de cadres et de dirigeants des banques et des institutions de microfinance, pour accompagner leur développement et leur professionnalisation.
Le contrôle de gestion en banque
L’école de la microfinance propose une formation au contrôle de gestion bancaire destinée aux contrôleurs de gestion récents dans la fonction ainsi qu’aux dirigeants, cadres de banques, informaticiens et comptables, en relation avec le contrôle de gestion dans les établissements bancaires.
En quoi consiste le contrôle de gestion en banque ?
1 L’analyse de la performance globale de la banque
L’analyse du compte de résultat à travers les évolutions des soldes intermédiaires de gestion : évolution du PNI ‘produit net d’Intérêts) du PNB (Produit Net Bancaire) des frais de fonctionnement, du cout du risque, le RBE (Résultat brut d’Exploitation)
La présentation d’une analyse financière mettant en évidence les évolutions de l’exploitation, les forces et les difficultés de la banque à travers les calculs des ratios de rentabilité, le calcul du coefficient d’exploitation, le rendement des actifs ou ROA (Return On Assets), le rendement des fonds investis ou ROE (Return On Equity), le calcul des taux de production des crédits, des taux moyens d rémunération d l’épargne.
2 Le suivi de la performance commerciale des agences
Il est fondamental de savoir calculer ls résultats de chaque agence de la banque. Chacun a en effet un mode de fonctionnement spécifique, certaines agences collectent plus de ressources qu’elles ne font d crédit. Pour d’autres c’est l’inverse aussi le contrôle de gestion doit mettre en place un système où le siège devient la banque des agences lesquelles empruntent ou reversent des intérêts sur le compte au siège. Le taux d’intérêts utilisé pour ces échanges est le TCI (taux de cession interne)
3 L’élaboration des budgets, des plans d’actions
Dans une banque, le contrôleur de gestion a la charge d’élaborer les budgets et de chiffrer les plans d’actions. Des agences et des services du siège. L’élaboration des budgets et la définition des plans d’actions
4 Le tableau de bord
Le contrôleur de gestion est chargé de l’élaboration du tableau de bord de la banque et de la mise à jour de l’ensemble des indicateurs de la banque.
Ces informations seront précieuses pour les dirigeants de la banque pour permettre des prises de décision.
Objectifs : | Situer le rôle, les missions et l’organisation du contrôle de gestion dans une banque.
Être en mesure de fournir à la direction générale les informations nécessaires au pilotage stratégique et opérationnel de l’établissement. Mesurer la performance bancaire, préparer les outils nécessaires au pilotage opérationnel, à la prévision, à la programmation des actions. Connaitre les procédures permettant la préparation du budget sur la base des principaux objectifs fixés par la direction, de la conduite de la stratégie de la banque. Maitriser l’élaboration d’un tableau de bord pertinent.
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Programme : | 1 Les missions et l’organisation du contrôle de gestion bancaire
2 La mesure de la rentabilité 3 Le processus d’élaboration budgétaire 4 Les résultats de l’agence, le budget de l’agence 5 La comptabilité analytique, la mesure des coûts des services et produits bancaires 6 Le suivi statistiques des encours 7 Le tableau de bord de gestion et les indicateurs 8 La cartographie des risques 9 La performance (SIG et grille d’analyse 2 pages) 10 L’utilisation des ratios pour l’analyse financière |
Méthodes et outils | Exposés, cours et exercices. Échanges.
Nombreuses études de cas pratiques de banques Travaux en sous-groupes. Mises en situation. Remise d’un support de cours complet et documenté. |
Durée de la formation en centre : | La formation en présentiel au contrôle de gestion bancaire se fait sur 5 jours soit 35 heures |
Prérequis : | La promotion interne, après quelques années d’expérience, est la voie d’accès la plus courante pour accéder au poste de contrôleur de gestion en banque.
Pour suivre le stage il est recommandé d’avoir de bonnes connaissances en comptabilité générale, en statistiques et de connaitre la finance. |
Prestations annexes : | L’école de la microfinance offre la possibilité de formation par e-learning :
L’enseignement de l’école de la microfinance s’appuie sur un cours à distance autosuffisant qui couvre l’ensemble du programme de l’unité d’enseignement. |
L’école de la microfinance a obtenu la certification qualité Qualiopi pour la qualité de ses prestations.
LE CONTRÔLE DE GESTION EN MICROFINANCE
FORMATION en présentiel ou e-learning
Les institutions de microfinance ont besoin de mesurer leur rentabilité et de faire des prévisions.
La formation que propose l’école de la microfinance permettra aux contrôleurs de gestion des institutions de microfinance de se doter des outils nécessaires aux calculs de rentabilité et de suivi de la performance de leur établissement.
La formation comprend 3 grandes parties :
- Les objectifs du contrôle de gestion dans les établissements de microfinance et l’organisation de la fonction.
- La mise en place de la comptabilité analytique pour mesurer la rentabilité globale et par point de vente (les résultats agences »)
- La gestion prévisionnelle, les budgets, le suivi des risques.
Objectifs de la formation au contrôle de gestion en banque ou en microfinance :
Être en mesure de fournir aux responsables des institutions de microfinance les informations nécessaires au pilotage stratégique et opérationnel de l’établissement.
Savoir préparer les outils nécessaires au pilotage, à la prévision, à la programmation des actions et au contrôle de la performance.
Connaitre les procédures permettant la préparation du budget sur la base des principaux objectifs fixés par la direction, la conduite du projet et l’élaboration d’un tableau de bord pertinent.
Programme de la formation |
1 Les missions et l’organisation du contrôle de gestion en microfinance 2 La mesure des marges et de la rentabilité3 Le processus d’élaboration budgétaire4 Les résultats de l’agence, le budget de l’agence5 La comptabilité analytique, la mesure des coûts des services et produits bancaires6 Le suivi statistiques des encours7 Le tableau de bord de gestion et les indicateurs8 La performance (grille d’analyse 2 pages) 9 Le suivi Risque du portefeuille des crédits 10 L’utilisation des ratios pour l’analyse financière
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Formacode principal : |
32652 Contrôle de gestion |
Contacts : |
Monsieur Michel Hamon – Responsable Formation Tél. : +(33) 6 52 59 32 37 , E-mail : ecole.de.la.microfinance@gmail.com |
Commentaires divers : |
La formation permet de mesurer la rentabilité globale et par agence de l’institution de microfinance, de construire des tableaux de bord, d’élaborer un reporting pour la Direction Générale, de réaliser un budget… |
Publics concernés : |
Contrôleurs de gestion,
Directeurs Exécutifs, Directeurs adjoints . Cadre de banques |
Validations : |
Attestation de formation en contrôle de gestion. |
Méthodes et outils : |
Exposés, cours et nombreux cas pratiques et exercices. Échanges. Exposés. Travaux en sous-groupes. Mises en situation.Remise d’un support de cours complet et documenté. |
Niveau formation en entrée : |
La formation s’adresse aux professionnels de la banque ou de établissements de microfinance. |
Durée de la formation en e-learning : |
5 mois : La formation comprend 10 modules espacés chacun de 2 semaines.
Chaque module comprend :
Il faut compter un minimum de 4 heures de travail intensif par quinzaine. |
Prérequis : |
La promotion interne, après quelques années d’expérience, est la voie d’accès la plus courante pour accéder au poste de contrôleur de gestion.Pour suivre le stage il est recommandé d’avoir de bonnes connaissances en comptabilité générale, en statistiques et connaitre la finance |
Si vous souhaitez en savoir plus sur la formation :
Cliquez sur le lien vers la fiche de présentation de la formation Contrôle de gestion en microfinance.
LE CONTRÔLE DE GESTION EN MICROFINANCE
LE CONTRÔLE DE GESTION EN BANQUE
Formation en présentiel ou en E-Learning
Durée en présentiel : 35 heures sur 5 jours
Durée en e-learning : 5 mois
A l’issue de la formation, le stagiaire sera capable de :
- Fournir aux responsables de la banque les informations nécessaires au pilotage stratégique et opérationnel de l’établissement
- Préparer les outils nécessaires au pilotage, à la prévision, à la programmation des actions et au contrôle de la performance
- Connaitre les procédures permettant la préparation du budget sur la base des principaux objectifs fixés par la direction, la conduite du projet de la banque et l’élaboration d’un tableau de bord pertinent
- Identifier les éléments clés permettant l’amélioration de la rentabilité financière et la pérennité de l’institution
Programme de la formation au Contrôle de Gestion en Banque
- Les missions et l’organisation du contrôle de gestion bancaire
- La mesure de la rentabilité
- Le processus d’élaboration budgétaire
- Les résultats de l’agence, le budget de l’agence
- La comptabilité analytique, la mesure des coûts des services et produits bancaires
- Le suivi statistique des encours
- Le tableau de bord de gestion et les indicateurs
- La cartographie des risques
- La performance (Utilisation d’une grille d’analyse )
- L’utilisation des ratios pour l’analyse financière
Publics concernés
Contrôleurs de gestion des établissements bancaires
Comptables et cadres de banque ou personnes souhaitant acquérir des compétences en contrôle de gestion
Titulaires d’un diplôme bac+2 ou remplissant les conditions d’expérience professionnelle
Méthodes et outils :
Exposés, cours et exercices. Échanges. Exposés. Travaux en sous-groupes. Mises en situation.
Remise d’un support de cours complet et documenté
Validation : Examen final : certificat de l’école de la microfinance si note supérieure à 10/20 ou attestation de formation
Tarif : Frais de formation : 1600 €
Pré requis :
Professionnels de la banque
Pour suivre cette formation, il est recommandé d’avoir de bonnes connaissances en comptabilité générale, en statistiques et de connaitre la finance.
Dates et lieux du présentiel :
NANTES – dates disponibles sur le catalogue :
Les programmes des formations de l’école de la banque et de la microfinance
Pour toute autre date nous consulter
Organisation de séminaire envisageable dans d’autres villes et/ou pays pour la formation d’un groupe à partir de 5 participants
Inscription :
Inscription Professionnels de la banque
Contacts : M. Michel Hamon – Responsable Formation
Tél. : + 33 6 52 59 32 37Email : ecole.de.la.microfinance@gmail.com
Le contrôle de gestion en banque
La banque est une entreprise. Comme toutes les entreprises, pour vivre et se développer, elle doit gagner de l’argent.
Selon M .Michel PEBEREAU ancien dirigeant de la BNP , « plus que dans les autres secteurs économiques, la rentabilité est la condition de développement d’une banque. »
Le contrôle de gestion est chargé d’assurer l’efficacité du pilotage économique de la banque par la mise en place d’un système d’information de gestion.
La fonction « Contrôle de gestion » dans la banque
Le contrôle de gestion a une mission essentielle d’appui à la recherche de la performance économique.
Les fonctions à assurer par le contrôle de gestion sont d’assurer un suivi de la performance de l’établissement, de mettre au point les procédures budgétaires et de présenter périodiquement un reporting. (Tableau de bord)
La mesure des performances bancaires s’effectue globalement à partir des chiffres de la comptabilité générale mais aussi selon 3 axes de rentabilité : les résultats des agences, les résultats par produits et la rentabilité d’un client.
Les missions du contrôle de gestion en banque
Les missions du contrôle de gestion en banque :
- Production d’états financiers, prévisions et analyses de performance, suivi des revenus, pilotage des coûts et des ressources rares (capital, liquidité, bilan). Organiser l’information dans la banque : La banque, doit disposer d’un système capable de produire des informations, et de les analyser et de cerner les grandes tendances.
- Réalisation d’analyses visant à répondre au besoin de pilotage du Groupe.
- Mesurer la rentabilité globale et la rentabilité de chaque agence et centre de responsabilité..
- S’assurer de la compétitivité des coûts des activités réalisées au siège.
- Planification et animation du cycle budgétaire. Mettre en place une gestion prévisionnelle (budget, planification), un suivi du coût du risque et des résultats (analyse des résultats, tableaux de bord, suivi d’indicateurs).
Les statistiques mensuelles
- Les statistiques correspondent essentiellement au suivi des capitaux moyens. Pour de nombreux établissements il s’agit de capitaux moyens obtenus en cumulant l’ensemble des soldes par type de produits à mi- mois et fin de mois que l’on divise par le nombre de quinzaines écoulées depuis le début de l’année. Certains établissements disposent de l’information capitaux moyens au jour le jour.
- Un fichier archive produit par produit le montant cumulé par type de produit à mi mois et en fin de mois : les comptes courants des entreprises, les comptes ordinaires des particuliers, les comptes d’épargne rémunérés, l’épargne logement, les DAT, les BDC…
- Un traitement informatique établit alors les capitaux moyens depuis le premier janvier jusqu’à la dernière fin de mois produit par produit
- L’information pertinente est de mettre en face le montant des charges d’intérêts payés pour chaque type de produit puis de faire des comparaisons par rapport à la période passée et à la même période de l’année passée.
La rentabilité par produit, le coût de la rémunération de l’épargne
La banque a besoin de parfaitement connaitre la rentabilité par produit : C’est ainsi qu’elle pourra proposer à sa clientèle des produits qui sont rentables pour elle.
La connaissance de la rentabilité de chaque produit permet ainsi de définir les actions commerciales en fonction de la création de valeur.
Les produits d’épargne
- Le coût de l’épargne : Les produits d’épargne peuvent avoir des coûts très constants d’une période sur l’autre ou à l’inverse subir des variations en particulier du fait des décisions prises pour attirer l’épargne. Quand par exemple il est décidé d’attirer les dépôts à terme avec une rémunération élevée, naturellement le taux moyen va augmenter, les nouveaux DAT se faisant à taux élevé tandis que progressivement les anciens DAT seront remboursés avec des taux moindres.
- Pour mesurer le taux moyen de rémunération, on divise simplement le solde du compte de charges (par exemple le compte de charges sur rémunérations de DAT) par les capitaux moyens des dépôts à terme. La cohérence est assurée par le fait que les comptes de charges et de produits ont été mis à zéro au premier janvier et que le cumul des charges se fera chaque mois jusqu’au 31 décembre. Ainsi à fin mai je prends le solde tel qu’il apparait en comptabilité au 31 mai et je divise ce montant par les capitaux moyens depuis le début de l’année c’est-à-dire du 1 janvier au 31 mai. Je compare alors le résultat du taux moyen à fin mai au calcul que j’avais fait dans les mêmes conditions à fin avril. Je fais également la comparaison du taux moyen avec la même période de l’année N-1
Le rendement des comptes à vue de la clientèle
Il s’agit de mesurer le rendement des comptes à vue de la clientèle en comparant ce que les comptes à vue ont rapporté et les soldes moyens débiteurs de ces comptes.
Les comptes courants de la clientèle rapportent des intérêts et des commissions. Ces intérêts et commissions sont perçus généralement trimestriellement mais parfois mensuellement chez certaines banques.
Les comptes de résultats sont crédités lors de la comptabilisation trimestrielle des arrêtés de comptes et sont débités des éventuelles rétrocessions consenties ;
Exemple : Si nous retenons un arrêté des comptes trimestriels nous prendrons les comptes suivants, les soldes des comptes étant obtenus après les journées supplémentaires du 30 juin.
Compte de résultat (en millions FCFA) au 30/6/2025 | Agent économique Entreprises individuelles | Agent économique Sociétés |
Intérêts Débiteurs | 691 | 1421 |
COMMISSION D’IMMOBILISATION | 99 | 117 |
COMMISSION DE DÉCOUVERT | 383 | 376 |
COMMISSION DE DÉPASSEMENT | 52 | 139 |
COMMISSION DE MOUVEMENTS HT | 289 | 587 |
GESTION ET FRAIS DIVERS HT | 145 | 151 |
Total Commissions HT. | 968 | 1370 |
Dans l’exemple, les capitaux moyens du 1 janvier 2025 au 30 juin 2025 ont été les suivants :
Agent économique entreprises individuelles 13 789 millions
Agent économique sociétés 27 587 millions
Taux annuels moyens | Entreprises individuelles | Sociétés |
Taux annualisé moyen d’Intérêts débiteurs | 10,0 % | 10,3 % |
COMMISSION D’IMMOBILISATION | 1,4 % | 0,8 % |
COMMISSION DE DÉCOUVERT | 5,3 % | 2,7 % |
COMMISSION DE DÉPASSEMENT | 0,7 % | 1,0% |
COMMISSION DE MOUVEMENTS HT | 4,2 % | 4,3 % |
GESTION ET FRAIS DIVERS HT | 2,1 % | 1,0 % |
Taux moyen des Commissions HT. | 14,0 % | 9,9 % |
Taux moyen d’agios | 24,1 % | 20,2 %
|
Le suivi des commissions perçues
Le suivi des commissions effectivement perçues est systématiquement comparé au budget qui avait été établi pour vérifier si la banque est conforme à ses prévisions, si elle est en retard ou si elle est en avance.
réalisé Mai 2025 | budget 2025 pour 5 mois | |||
montant | variation | montant | variation | |
PNI | ||||
commissions monétiques | ||||
commissions de crédit | ||||
commissions cartes | ||||
commissions de transfert d’argent | ||||
commissions de change | ||||
frais de tenue de compte | ||||
TOTAL DES COMMISSIONS |
Le suivi des résultats périodiques
La mesure des performances bancaires se fait via l’établissement périodique d’un compte de résultat.
Pour pouvoir réagir très rapidement aux changements de conjoncture ou à des problèmes commerciaux, la banque doit disposer de résultats soit tous les mois soit tous les trimestres.
On trouvera ci-dessous pour exemple la présentation d’un compte de résultat d’une banque d’Afrique Centrale.
Résultats au 31 Mai 2025 (K FCFA) | 05 mois 2024 | 05 mois 2025 | Variation en K CFA |
Variation en % |
Produit Net d’Intérêt | 171,8 | 194,5 | 22,7 | 13,2% |
Commissions | 148,5 | 149,2 | 0,7 | 0,5% |
Dividendes et Autres éléments du PNB | 4,2 | 1,0 | -3,2 | -77,1% |
Produit Net Bancaire | 324,5 | 344,6 | 20,1 | 6,2% |
Frais de fonctionnement | -241,6 | -237,6 | 4,0 | -1,7% |
Résultat Brut d’Exploitation | 82,9 | 107,0 | 24,1 | 29,1% |
Coût du Risque | -73,8 | -40,5 | 33,3 | -45,2% |
Résultat d’Exploitation | 9,1 | 66,6 | 57,5 | |
Gains ou pertes sur actifs immobilisés | 0,4 | 0,2 | -0,2 | -55,7% |
Résultat Ordinaire avant Impôt | 9,5 | 66,7 | 57,2 | |
– Résultat exceptionnel | 0,0 | 0,0 | 0,0 | |
– Impôt sur les bénéfices | -5,3 | -29,4 | -24,1 | |
FRBG et provisions réglementées | -4,2 | -0,4 | 3,8 | -91,3% |
RÉSULTAT NET SOCIAL | 0,1 | 37,0 | 36,9 |