BANQUES : LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME (LCB/FT)

Banques : la lutte contre le blanchiment de capituax et le financement du terrorisme.

BANQUES : LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME (LCB/FT)

 

Le blanchiment d’argent est l’ensemble des procédés qui visent à dissimuler l’origine illicite de fonds ou de biens obtenus grâce à des activités criminelles, afin de les réintroduire dans le circuit économique légal.

Le secteur financier est exposé au risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme. À ce titre, il est assujetti à des dispositions en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT).

formation banque à NANTES par l'école de la microfinance

Michel HAMON au cours d’un séminaire sur la Gouvernance, mission et vision
Formation microfinance à Paris
http://www.ecole-de-la-microfinance.com/category/actualites/

 1 Présentation des principes de base du blanchiment

 1.1  Qu’est-ce-que le blanchiment

La définition donnée par Wikipédia est la suivante :

« Le blanchiment d’argent est l’action de dissimuler la provenance d’argent acquis par des manières illégales (spéculations illégales, activités mafieuses, trafic de drogue, d’armes, extorsion, corruption, fraude fiscale, etc.) en le réinvestissant dans des activités légales (par exemple la construction immobilière…). Cet élément des techniques de la criminalité financière est une étape importante, car sans le blanchiment, les criminels ne pourraient pas utiliser de façon massive ces revenus illégaux sans être repérés.

La nécessité du blanchiment est liée à une infraction sous-jacente à savoir une activité dont le revenu est considéré comme de l’argent sale (car illégal). Ces infractions sont listées par le Groupe d’action financière (GAFI) et dans le code de procédure pénale de chaque pays. 

Il n’existe pas d’évaluation précise des montants blanchis chaque année. Néanmoins, au plan mondial, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) estime que le blanchiment de capitaux représenterait entre 2 % et 5 % du PIB mondial, soit 1 600 à 4 000 milliards de dollars

 

1.2  Les étapes du blanchiment

 

Le dépôt des fonds sur les comptes ouverts dans une banque

Introduction des fonds illégaux dans le système financier (dépôts en banque, achats en liquide, conversion en devises, etc.).

Objectif : éloigner l’argent de sa source criminelle directe.

Le transfert et le déplacement de l’argent

Multiplication des transactions pour brouiller les pistes : virements successifs, sociétés-écrans, paradis fiscaux.

Objectif : compliquer le traçage de l’argent.

L’utilisation de l’argent blanchi

Réinvestissement des fonds “nettoyés” dans des activités légales (immobilier, entreprises, commerces, bourse, luxe).

Objectif : donner l’apparence de revenus licites.

 

2 Le dispositif anti-blanchiment dans un établissement de crédit

Les établissements bancaires sont soumis aux dispositions du Code monétaire et financier (articles L.561-1 et suivants pour la France) ainsi qu’aux recommandations du GAFI (Groupe d’action financière).

Ils doivent mettre en place un dispositif interne permettant de prévenir, détecter et signaler les opérations suspectes à leur cellule de renseignement financier.

La lutte contre le blanchiment des capitaux impose aux établissements de crédit :

  • Une vigilance constante
  • Une organisation adéquate

2.1 Les obligations légales des établissements bancaires

1)      Identifier et vérifier l’identité des clients

  1. Vérification lors de l’entrée en relation (personnes physiques et morales)
  2. Identification du bénéficiaire effectif (personne qui contrôle réellement une société)
  3. Obligation de mise à jour régulière des données

2)      Évaluer le niveau de risque

  1. Mise en place d’une cartographie des risques
  2. Classification des clients selon leur niveau de risque (standard, élevé, PEP – personnes politiquement exposées, etc.)

3)      Surveiller les opérations

  1. Surveillance continue des transactions et de leur fréquence
  2. Détection des opérations atypiques via systèmes automatisés + analyse humaine

4)      Conserver les documents et informations

  • Conservation pendant 5 ans des pièces d’identité, justificatifs, traces des opérations.

 

2.2 L’organisation dans les établissements bancaires de la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme

  1. Les banques procèdent à la nomination d’un responsable LCB/FT :  il est chargé de coordonner la mise en œuvre du dispositif.
  2. La nomination d’un correspondant vers la cellule nationale de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (En France TRACFIN – Bianco bureau indépendant anti-corruption, en Côte d’Ivoire CENTIF, Groupe Intergouvernemental d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique de l’Ouest -GIABA – et du Groupe d’Action contre le blanchiment d’Argent en Afrique Centrale -GABAC -) chargé des déclarations de soupçon, et de diffuser des recommandations aux réseaux et filiales,
  3. La fonction conformité (Compliance Officer) supervise l’application des obligations réglementaires et veille à l’efficacité du dispositif.
  4. Un système de surveillance permettant de vérifier le respect des procédures internes mises en place en mobilisant les fonctions de contrôle permanent et de contrôle périodique évaluent la qualité et la fiabilité du dispositif et son adéquation aux risques.
  5. Les procédures de détection de l’argent sale sont écrites, l’ensemble du personnel de l’institution reçoit une formation rigoureuse sur la détection des opérations suspectes.

 2.3  L’obligation de connaissance du client et la méthodologie de vérification

 

La banque a des obligations en matière de connaissance de sa clientèle, notamment dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

Ces obligations débutent avant l’entrée en relation d’affaires avec le client.

Par rapport à des PPE – personnes politiquement exposées – à des personnes vivant dans des pays sensibles, à des personnes physiques connues pour diverses infractions économiques et financières ou encore à des personnes physiques exerçant une profession à risque, il convient de faire des recherches sur Internet, dans la presse ou dans des bases commerciales sur le client.

La banque est tenue avant d’ouvrir le compte de procéder à un certain nombre de vérifications.

La banque doit également exercer une vigilance constante pendant toute la durée de vie du compte et doit actualiser la connaissance de son client tant en termes d’activité que de profil de celui-ci.

Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre de ses obligations, elle est fondée à lui demander, en complément des justificatifs mentionnés ci-dessus, des éléments portant sur :

Les activités professionnelles actuellement exercées,

Les revenus ou tout élément permettant d’estimer les autres ressources,

Tout élément permettant d’apprécier son patrimoine.

 

2.4   Les déclarations de soupçon et leurs conséquences

Pour effectuer une déclaration de soupçon, le professionnel doit préalablement désigner un correspondant/déclarant.

La déclaration de soupçon est en principe établie par écrit.

Elle peut être exceptionnellement recueillie verbalement. Dans ce cas, la présence du ou des déclarants est nécessaire. La déclaration orale est accompagnée de la remise de toute pièce ou document justificatif venant à son appui.

TRACFIN (ou SAMIFIN, ou CENTIF…) accuse réception des déclarations de soupçon émises par le déclarant sauf si celui-ci a expressément indiqué ne pas souhaiter être destinataire d’un tel accusé. 

 

3 Le blanchiment à l’occasion des opérations de banque

 

3.1 Blanchiment et opérations de guichet

Il est tout à fait normal pour un conducteur de moto taxi d’ouvrir un compte en banque.

Par contre   ce conducteur devient suspect s’il fait régulièrement des versements qui vont au-delà de 500 000 francs CFA (750 euros) sans être en mesure de justifier la provenance de cet argent.

Sera suspect également un client qui reçoit régulièrement de petits virements provenant de multiples expéditeurs.

Les opérations qui se présentent dans des conditions inhabituelles de complexité et qui ne paraît pas avoir de justification économique ou d’objet licite.

L’agent de la banque consigne par écrit les explications fournies par le client et n’exécute l’opération qu’après avoir averti l’inspection générale de l’établissement ou s’il existe le responsable de la lutte contre le blanchiment de capitaux.

 

3.2 Quelques opérations sensibles :

Nombre important de versements en espèces

Détection d’opérations atypiques comme un retrait d’un montant très élevé (les banques fixent le plafond du retrait sensible)

Les dépôts puis demandes de retraits pour un client occasionnel

Demande de remboursement anticipé d’un prêt, tandis que l’origine des fonds est douteuse

Fonds reçus depuis plusieurs comptes appartenant à différentes personnes sans justification économique

Virement envoyé vers un compte ouvert dans un pays à haut risque sans justification

Les transferts internationaux supérieurs à un plafond défini, ou des transferts successifs.

Virements internationaux sans liens avec l’activité déclarée

Demande de produits financiers complexes par un client non averti

Les transferts en faveur des personnes politiquement exposées (PPE)

lavage de billets de banque

 

3.3 Blanchiment à l’occasion d’opérations de change, de transfert ou de bourse

Constitue une opération de change manuel l’échange immédiat de billets ou monnaies libellés en devises différentes. Constitue également une opération de change manuel le fait d’accepter, en échange des espèces délivrées à un client, un règlement par un autre moyen de paiement, sous réserve que celui-ci soit libellé dans une devise différente.

Les changeurs manuels sont soumis à des obligations de vigilance et de déclaration dans le cadre de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

 

 4 Le risque pour la banque en matière de blanchiment

 

Les banques n’ont pas le choix : elles doivent surveiller les comptes bancaires de leurs clients.

Les sanctions en cas de défaillance dans leurs contrôles peuvent être de plusieurs ordres, par exemple :

–          Donner un avertissement ;

–          Donner un blâme ;

–          Interdire d’effectuer certaines opérations ;

–          Des sanctions pécuniaires ;

–          Retirer l’autorisation d’exercer ;

–          La radiation d’un établissement de la liste des établissements de crédit agréés.

 

 

Public concerné par la formation « La lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme (LCB-FT) dans les banques.

  • Les auditeurs des banques
  • Les responsables et collaborateurs des agences bancaires
  • Les contrôleurs internes des banques
  • Les personnes traitant les opérations de la clientèle, les dépôts et les crédits
  • Les informaticiens, comptables et organisateurs des banques
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L’école de la microfinance a obtenu la qualification « QUALIOPI ACTIONS DE FORMATION »

 

 Chef d’agence en microfinance

Un chef d’agence bien formé garantit la performance de l’agence de microfinance, la satisfaction des clients et la maîtrise des risques.

Son niveau de compétence a un impact direct sur la réussite de l’agence.

 

Pourquoi les établissements de microfinance ont-ils besoins de chefs d’agences bien formés ?

Les établissements de microfinance ont besoin de chef d’agences  qui ont une réelle légitimité. Pour l’acquérir, il faut des candidats qui soient à la fois des animateurs, qui sachent mobiliser et qui prennent les bonnes décisions.

 

Le chef d’agence est polyvalent par nature :

il est le premier commercial de l’agence : son rôle   est d’élaborer et de mettre en pratique la politique commerciale de l’établissement de microfinance

Le chef d’agence possède aussi de bonnes aptitudes au management, il a appris à négocier, à être à l’écoute, il est organisé et rigoureux, diplomate, avec un sens de l’adaptation   Il est pédagogue et forme ses équipes au quotidien. On attend alors de lui qu’il maîtrise l’ensemble des dossiers de l’agence, qu’il soit vigilant par rapport à la sécurité….

Il ne faudrait pas oublier non plus le rôle important du chef d’agence par rapport aux relations sociales locales.

Il est rare de trouver sur le marché du travail des personnes ayant toutes les dispositions pour devenir des chefs d’agences complets. Il est donc nécessaire d’entrainer les candidats sur l’ensemble des rôles qu’ils devront tenir.

 

 

– Plan de la formation –

Chef d’agence en microfinance

Module 1 : Introduction au secteur de la microfinance

Les objectifs  de la microfinance

Rôle des agences et spécificités par rapport à la banque traditionnelle

Enjeux actuels (inclusion financière, digitalisation, réglementation…)

 

Module 2 : L’organisation d’une agence de microfinance

Organisation et fonctionnement d’une agence

Suivi des indicateurs d’activité (portefeuille, productivité, qualité de service)

Gestion des caisses et sécurité

 

Module 3 : Le Management, la motivation et leadership

Gestion d’équipe et animation de réunions

Motivations, évaluations et gestion des performances

Communication interne et gestion de conflits

 

Module 4 : Développer la clientèle

Techniques de prospection et fidélisation

Développement des produits de microfinance adaptés à la clientèle locale

Actions commerciales et  gestion de la concurrence

 

Module 5 : La collecte de l’épargne

La collecte de l’épargne stable est indispensable pour vendre des crédits

Bien connaitre les produits d’épargne en microfinance

Savoir collecter les dépôts à terme.

 

Module 6 : La cartographie des risques en agence

Les risques liés aux crédits

Les risques opérationnels

Les risques liés à la conjoncture

 

Module 7 : L’organisation du contrôle interne, la prévention des fraudes

Il est indispensable de responsabiliser en imposant l’autocontrôle par chacun

Le contrôle interne de premier niveau réalisé par le hiérarchique

Le contrôle de second niveau réalisé par le contrôleur interne et par l’inspecteur

 

Module  8 : Analyse et gestion du portefeuille de crédit

L’analyse des dossiers crédits en agence (particuliers, entrepreneurs individuels et sociétés)

Savoir équilibrer les risques en fonction des activités économiques

Gestion des retards et recouvrement

 

Module 9 : Réglementation et Conformité

Le cadre règlementaire de la microfinance (Lois, rôle de la banque centrale, autorités de supervision)

Politiques internes et respect des procédures

lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT)

 

Module 10  : Outils numériques et systèmes d’information

Le Core Banking est au cœur de la transformation digitale des institutions financières

La Sécurité informatique et la confidentialité des données

Introduction à l’analyse de données pour décision

 

Module  11 : Gouvernance, éthique et protection des salaries et des clients

L’obligation de loyauté  et d’information du client

Protection des clients et prévention du surendettement

La sécurité des biens et des personnes dans l’agence

 

Module 12  : L’analyse de la rentabilité de l’agence et les budgets

La compréhension de la comptabilité bancaire permettant d’apprécier la rentabilité des activités

L’analyse des résultats obtenus par l’agence

La maitrise du budget de l’agence

 

L’école de la microfinance

L’ÉCOLE DE LA MICROFINANCE (NANTES – FRANCE) organise depuis 2013 des formations destinées à un public de cadres et de dirigeants des banques et des institutions de microfinance, pour accompagner leur développement et leur professionnalisation.

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QUALIOPI Actions de formations

 

 LES GARANTIES EN BANQUE

En banque, les garanties sont des dispositifs que l’établissement financier exige pour se protéger contre le risque de non-remboursement lorsqu’il accorde un crédit ou facilite une opération.
Elles servent à sécuriser la créance : si l’emprunteur ne respecte pas ses engagements, la banque pourra saisir un bien ou obtenir un remboursement via un tiers.

En quoi consiste une garantie bancaire ?

 

En octroyant un prêt, la banque court le risque de n’être pas remboursé par l’emprunteur.

Pour se couvrir les banques prennent des garanties qui vont couvrir la totalité ou une partie de la perte finale de la banque (ou d’un organisme de financement) aura en cas de défaillance de l’emprunteur.

Les garanties peuvent être des garanties personnelles, des garanties portant sur une chose (garantie réelle)

Les Sociétés de Cautions Mutuelles sont des établissements de crédit constitués en sociétés coopératives. Leur objet est d’apporter une garantie bancaire à leurs membres soit en garantissant directement l’emprunteur auprès de la banque, soit en contre-garantissant la banque qui prend le risque.

La garantie est alors octroyée moyennant une commission payée directement par la banque ou par l’emprunteur.

 

La banque demande une garantie avant l’octroi du prêt

Le processus de mise en place des crédits consiste en un examen du projet présenté par le demandeur mais aussi en un examen des garanties proposées.

Dans une banque, le chargé de clientèle est l’interlocuteur principal des clients.

Par rapport à une demande de prêt, son rôle est de conseiller et éventuellement de prendre la décision de refuser les projets incohérents, ou non rentables pour l’emprunteur ou encore inadaptés.

La nécessité de protéger la banque pour les cas de défaillance de l’emprunteur oblige la banque à prendre une garantie (hypothèque, titre foncier, caution…).

La banque peut également se couvrir de certains risques de défaillance (dans le cas du décès ou de la perte totale et irréversible d’autonomie, de l’invalidité, et parfois de la perte d’emploi.) via une assurance emprunteur qui prend en charge le paiement de tout ou partie des échéances de remboursement du crédit restant dû.

 

 

 

1 Le rôle des garanties, les grands types de garantie

 

A L’utilité d’une garantie :

Les garanties sont les moyens juridiques qui sont accordés au créancier par la Loi, par une décision de justice ou par la convention des parties aux fins de garantir l’exécution d’obligations préalables et de se prémunir contre le risque d’insolvabilité du débiteur.

 

 B classification des garanties

La garantie est un contrat qui permet d’optimiser les chances de recouvrer les créances des banques, en leur conférant une priorité parmi les créanciers suivant la garantie et son rang.

On distingue des garanties personnelles (l’engagement d’une personne) et des garanties réelles (portant sur une chose)

 

 Les garanties personnelles

– Personne physique ou morale qui engage sur tout ou partie de son patrimoine (biens et revenus) pour garantir les engagements d’une autre personne (le débiteur).

Elle peut prendre la forme d’une caution, d’un aval ou une d’une lettre d’intention

Les banques peuvent demander des garanties personnelles. Il s’agit d’un engagement donné par un tiers qui garantit que l’emprunteur paiera bien ses échéances en se portant caution. En cas d’échéance impayée, la banque peut se retourner automatiquement sur la caution.

 Les garanties reelles

 

Il s’agit souvent de gages ou divers formes de garanties matérielles qui sont consenties à la banque avec dépossession (la mise en gage d’un objet important pour le demandeur et facile à vendre pour la banque) ou sans dépossession (le nantissement).

 

 2 Les garanties personnelles (ou sûretés personnelles)

 A Le cautionnement

 Définition

Le cautionnement est un contrat par lequel un tiers, appelé caution, s’engage envers le créancier à exécuter l’obligation du débiteur principal si celui-ci n’y satisfait pas lui-même.

 Caractéristiques

Le cautionnement est :

Accessoire à l’obligation principale : il est donc lié au contrat principal

Unilatéral : il n’est signé que par celui qui cautionne

Le débiteur obligé à constituer une caution doit en présenter une qui ait la capacité de contracter et présenter des garanties de solvabilité pouvant répondre de l’objet de l’obligation.

La solvabilité d’une caution s’apprécie en tenant compte de tous les éléments de son patrimoine.

 

 B La caution solidaire

 Personnel :

La garantie porte sur l’ensemble des biens et revenus de la caution

La loi sur la réforme des sûretés abolit la notion de caution réelle (portant sur un bien précis de la caution). Elle autorise donc une personne physique ou morale à apporter un bien en garantie des engagements d’un tiers, sans que le lien de cautionnement soit obligatoire

La caution peut garantir son engagement en consentant une sûreté réelle sur un ou plusieurs de ses biens.

Elle peut limiter son engagement à la valeur de réalisation du ou des biens sur lesquels elle a consenti une telle sûreté.

 Le bien apporté en garantie est un meuble.

(Ex gages, compte à terme …)

– L’acte de garantie sera signé directement par le garant sans indication d’un quelconque lien de cautionnement.

– Si l’on souhaite élargir le périmètre des garanties, il y a lieu de recueillir par acte séparé une caution personnelle et solidaire qui permettra d’agir sur l’ensemble des biens.

 C Effets du cautionnement

L’effet principal du cautionnement est de permettre au créancier de réclamer paiement à la caution en cas de défaillance du débiteur.

La caution dispose aussi d’un recours contre le débiteur principal pour obtenir le remboursement de ce qu’elle a dû verser ; et, en cas de pluralité de cautions, celle qui a désintéressé le créancier dispose d’une action récursoire contre les autres créanciers.

 

 3 Les garanties réelles (ou sûretés réelles)

Elles portent sur un bien précis.
Si l’emprunteur ne paie pas, la banque peut saisir et vendre ce bien.

  1. Le nantissement : gage sur un bien meuble (compte-titres, fonds de commerce, assurance-vie…).
  2. Le gage : dépôt d’un bien physique (bijoux, véhicules, marchandises…).
  3. Le privilège de prêteur de deniers (PPD) : spécifique à l’achat immobilier, moins coûteux qu’une hypothèque.
  4. L’Hypothèque : prise sur un bien immobilier.

 1 Le nantissement

  •  Le gage est la remise en garantie d’un bien meuble corporel
  • Le nantissement est la remise en garantie d’un bien meuble incorporel

Il existe toutefois une exception à cette règle qui concerne la remise en garantie DES MATÉRIELS ET OUTILLAGES, bien que classés dans la catégorie des meubles corporels, sont traités dans le cadre des nantissements

 2 Le gage

Il existe des gages avec dépossession et des gages sans dépossession :

 – Le gage avec dépossession :

Le propriétaire du bien s’en dessaisit, ce qui implique pour le créancier gagiste l’obligation d’en assurer la conservation dans des conditions optimales

 – Le gage sans dépossession :

Une inscription sur un registre spécial tenu au greffe du tribunal de commerce permet de savoir que le bien est gagé.

Le prêt sur gage

Création de ce type de prêts au Mont de Piété en 1642 à Pérouse

Le principe est d’octroyer un crédit au vu du dépôt d’un objet, d’or ou d’un bijou. La question la plus délicate consiste à évaluer le bien remis en garantie.

En France le prêt sur gage est un monopole d’état afin de lutter contre les pratiques des usuriers. Le crédit Municipal a hérité des Monts de Piété.

Le dossier de demande de prêt est très simple puisque l’emprunteur doit juste donner son nom et son adresse. L’établissement prend une photo de la carte d’identité.

3 Le privilège du prêteur de deniers ;

La garantie du prêteur de deniers (PPD) est une garantie inscrite sur un immeuble donnant le droit à celui qui a prêté tout ou partie des fonds nécessaires à l’acquisition dudit immeuble, d’être préféré aux autres créanciers.

Prévue au profit des seuls établissements de crédit qui consentent des crédits destinés à l’acquisition d’un immeuble existant, cette garantie couvre le capital du prêt et jusqu’à 3 ans d’intérêts.

En cas de défaillance de l’emprunteur, l’établissement prêteur peut obtenir la vente de l’immeuble, et se faire payer sur le prix de la vente, avant tout autre créancier, hypothécaire inclus.

Le privilège de prêteur de deniers doit faire l’objet d’un acte notarié et être inscrit à la Conservation des hypothèques dans les 2 mois suivant la vente.

Le PPD présente l’avantage d’être infiniment plus avantageux puisqu’il n’est pas soumis à la taxe de publicité foncière.

 4 L’hypothèque : garantie traditionnelle ;

Son coût est élevé (taxe de publicité foncière et frais d’enregistrement au Bureau des hypothèques).

L’inscription se fait au registre de la conservation des Hypothèques du lieu de situation de l’immeuble. Cette publicité la rend opposable aux tiers. Elle prend rang au jour de son inscription.

L’hypothèque est obligatoirement constituée par acte authentique (notarié). C’est le notaire qui procède à son inscription.

 Les autres formes de sécurité pour la banque

  • Assurances emprunteur : couvrent certains risques (décès, invalidité, perte d’emploi).

  • Cession de créances : la banque prend la main sur les revenus futurs (ex. : cession Dailly pour les entreprises).

  • Fiducie-sûreté : transfert temporaire de propriété d’un bien à la banque jusqu’au remboursement complet.

QUALIOPI + AF

l’école de la microfinance a obtenu la certification QUALIOPI pour ses actions de formation.

 Le marketing bancaire

Les acteurs se multiplient sur le marché bancaire africain, la concurrence s’intensifie, des établissements de microfinance accèdent au statut banque et développent   pour devenir des acteurs majeurs  le « crédit aux entreprises »

Pour se différentier, les banques ont un besoin de diversification des produits, de façon à offrir à leur clientèle  une  gamme la plus adaptée possible de services.

Les stratégies marketing sont devenues essentielles pour le développement des banques  dans des environnements de plus en plus compétitifs.

 

La stratégie Marketing

Pour établir une stratégie marketing, il est fondamental de savoir où on veut aller :

QUELLE EST NOTRE CIBLE DANS 5 ANS  ?

La cible est énoncé en une  phrase unique puis elle est déclinée en nombre de clients et volumes par segment.

La stratégie marketing repose sur l’information provenant de quatre sources

1. l’analyse de la concurrence :
Qui sont nos concurrents et que proposent-ils ?

2. l’analyse du marché par une étude de marché et des besoins ;

3. l’analyse de la clientèle : Quelle segmentation efficace pour le  marché ?

4. l’analyse de l’environnement politique, économique, social et technologique

Pour définir une stratégie marketing, il faudra également bien connaitre notre institution par un diagnostic interne à l’aide d’une analyse SWOT (Forces, faiblesses, opportunités et menaces).

 

 

Les produits financiers proposés par les établissements bancaires présentent de grandes similitudes et toute innovation de la part d’un établissement est rapidement reprise par ses concurrents.

Dans le cadre de la stratégie marketing globale de la banque, le responsable produit de la banque participe à la conception et au développement des produits de banque en veillant à répondre aux attentes des clients tout en cherchant à se différencier de ses concurrents.

Sur certains segments du marché (toujours ceux qui sont les plus rentables), la concurrence est vive, de nouveaux entrants proposant des prix plus attractifs ou de nouveaux services.

Dans ce contexte où les marchés des banques sont de plus en plus concurrentiels, la fonction marketing devient une fonction pivot des institutions bancaires.

Elle a pour objet de définir les segments de croissance, d’étudier le positionnement de la marque et des produits financiers proposés.

La fonction marketing répond au besoin pour les BANQUE de se centrer davantage sur leurs clients.

Le marketing bancaire a pour objet de fidéliser les clients et d’attirer les non- clients sur les différents marchés de la banque de détail : particuliers, professionnels et entreprises.
Selon Jérôme McCarthy (1960), le marketing mix est défini dans la confrontation d’une offre marketing à un marché par cinq mots commençant par la lettre P : « Product », « Price », « Place », « Promotion » et « Personnel » c’est-à-dire en français : Produit, Prix, Distribution, Communication et Personnel.

La stratégie sera alors :

  • De concevoir des produits qui vont bien répondre aux besoins du marché,
  • De proposer aux clients des prix attractifs (taux du crédit immobilier par exemple qui permet de fidéliser ensuite le client),
  • De présenter les produits sur tous les canaux – l’agence mais aussi les
  • plateformes téléphoniques ou le site internet de la banque),
  • De valoriser l’image de la banque, sa notoriété, ses actons de mécénat…

 

 

Une démarche de progrès

Le marketing permet de proposer de nouveaux produits et de nouveaux services adaptés aux besoins et désirs des clients afin de proposer le bon produit, au bon endroit, au bon moment.

Le marketing adapte les produits de base de la banque en fonction de segments précis de clientèle comme par exemple les cartes bancaires, qui vont de la simple carte de retrait vers à une carte bancaire très haut de gamme avec des services personnalisés.

 

Les stratégies produits et, dans des environnements de plus en plus concurrentiels, les stratégies de marque sont fondamentales pour la pérennité des banques.

Les packages bancaires représentent une offre groupée de plusieurs produits ou services bancaires différents, disponibles à prix forfaitaire. Leur prix étant fixé à la discrétion des banques en fonction des services qui y sont inclus, les clients ont le choix entre plusieurs options.

 

La banque de référence

Rassurer la clientèle sur la fiabilité de l’établissement est l’un des thèmes essentiels pour le marketing bancaire. C’est dans le but de rassurer les déposants que les banques valorisent leur institutionnalisation locale en montrant à leurs clients qu’elles s’intéressent spécifiquement à eux, en créant le plus possible la perception que la banque est faite pour eux – avec l’exemple de l’agence la banque privée dont l’’ambition est de devenir la banque relationnelle et digitale de référence   en capitalisant, sur une démarche de proximité, de qualité, d’innovation et de simplification, au service des clients.

 

Pour les banques, ce qui va compter c’est surtout le choix et la fidélisation de la clientèle, la création de produits adaptés à la clientèle et rentables pour l’institution, la réactivité par rapport aux menaces extérieures.

Sur un marché concurrentiel, la banque doit proposer des produits et services distincts perçus comme distincts de ce que proposent les concurrents.

 

La démarche marketing : l’activité de conseil 

Les agences bancaires sont conçues pour assurer un accueil du client dans les meilleures conditions de sécurité. Les commerciaux de la banque ont pour mission de conseiller les clients et de construire avec eux une relation de confiance grâce à des conseils adaptés et la vente de produits en adéquation avec leurs besoins.

Pour apporter des services personnalisés le service marketing réalise des études de marché et des études des comportements de la clientèle afin de toujours mieux ressentir leurs projets, leurs attentes d’une agence bancaire et leurs besoins de produits financiers.

La segmentation de la clientèle

La segmentation de la clientèle – segment des clients fortunés, segment des haut revenus,segment des revenus moyens, segment des jeunes, segment de la clientèle rurale…-permet de spécialiser les produits et de les proposer de façon différentiée à la clientèle.

La stratégie digitale de la banque

 La clientèle la plus informée et avisée de la banque souhaite souvent rechercher par elle-même les produits et services bancaires qui lui convienne dans le cadre d’une volonté d’autonomisation de ses choix. La banque en ligne remet en cause le rôle de l’agence.

Et de la même façon que les établissements bancaires s’interrogent sur la place du téléphone dans la relation client, ils réfléchissent aussi à la meilleure façon de garder un contact physique en agence avec le client

Cette clientèle fréquente peu les agences hormis pour des conseils très précis quand elle ne trouve pas la réponse à ses questions sur internet.

La différence entre les banques, pour cette clientèle, se situe surtout au niveau du nombre et de la convivialité des services qui peuvent être obtenus via l’espace client web ou l’application mobile.

Pour de nombreuses banques, le premier objectif   est la transformation digitale.

Tous les métiers de la banque vont être transformés par la digitalisation ce qui impose pour les banques, la mobilisation de toutes les énergies : les systèmes d’information,

le marketing à distance…

Le développement de la banque à distance et des nouvelles applications modifie le comportement des consommateurs qui souhaitent désormais pouvoir consulter leurs comptes sur leurs ordinateurs, tablettes ou smartphone mais aussi créer leurs virements bancaires à partir de leur domicile, effectuer des virements   par SMS (LYF PAY ou APPLE PAY) ou le scan de chèque par mobile.

 

 

 

 

CONTRÔLE DE GESTION EN BANQUE

Le contrôle de gestion d’une banque ne s’improvise pas : une formation est nécessaire pour savoir mettre en évidence les indicateurs les plus pertinents, calculer les marges d’intérêts, les coûts et la rentabilité des services et produits bancaires, définir les coûts de cession interne ou encore calculer les résultats des agences.

L’école de la microfinance propose une formation de 5 jours (35 heures) sur le thème du contrôle de gestion en banque

 

Programme de la formation

1 Les missions et l’organisation du contrôle de gestion bancaire

2 la mesure de la rentabilité

3 Le processus d’élaboration budgétaire

4 Les résultats de l’agence, le budget de l’agence

5 La comptabilité analytique, la mesure des coûts des services et produits bancaires

6 Le suivi statistiques des encours

7 Le tableau de bord de gestion et les indicateurs

8 La cartographie des risques

9 La performance (Utilisation d’une grille d’analyse 2 pages)

10L’utilisation des ratios pour l’analyse financière

 

 

Déroulement de la formation

La formation se déroule en deux temps :

La première partie travail sur la comptabilité bancaire afin de maitriser totalement la lecture et l’interprétation des chiffres comptables. Toute opération de banque est immédiatement transcrite en un enregistrement  comptable aussi il est impératif pour le contrôleur de gestion de parfaitement maitriser l’organisation les principes  et la méthode comptable.
La seconde partie  porte sur le prévisionnel, l’anticipation et la planification, l’élaboration du budget, l’analyse des données, l’amélioration constante des performances d’un établissement financier, l’élaboration des tableaux de bord, les analyses périodiques à communiquer à la direction pour permettre de prendre les décisions stratégiques appropriées.

 

Le contrôle de gestion en banque

 

Public ciblé

Cette formation est destinée par priorité à des cadres de banques qui accèdent au poste de contrôleur de gestion et au personnel des services de contrôle de gestion.

  • Contrôleurs de gestion récents dans la fonction
  • Responsables financiers et comptables
  • Inspecteurs et auditeurs internes

Elle est également  pertinente pour les promoteurs, dirigeants de banques ,  pour les cadres des banques commerciales  et pour les inspecteurs des banques centrales  en charge du suivi des activités des banques.

Compte tenu de la grande complémentarité des métiers de comptables et de contrôleur de gestion, la  formation sera très utiles aux comptables   qui sont les fournisseurs de la majorité des données exploitées par les contrôleurs de gestion.

banque : une salle de cours attentive

Banque : Formation au Cameroun

Qualités techniques attendues d’un contrôleur de gestion

Le contrôleur de gestion en banque ou en microfinance est un professionnel apte à  :

  • Définir et mettre en place  des outils de gestion adaptés à l’établissement y compris le suivi des résultats des agences.
  • Regrouper et synthétiser de façon claire les multiples données comptables
  • Chiffrer  les plans stratégiques puis élaborer les budgets d’accompagnement
  • Assurer le suivi du budget et les recadrages.
  • Piloter la comptabilité analytique (calcul des couts, de la rentabilité par agence…)
  • Conduire une mission de conseil dans les domaines économiques, financiers, organisationnels
  • Rédiger des notes des rapports et des synthèses : le contrôleur de gestion doit être persuasif : il sait défendre son point de vue devant les plus hautes hiérarchies de l’établissement mais aussi devant les auditeurs internes et externe.
  • Construire des requêtes informatiques dans le système d’information
  • Assurer la maitrise d’œuvre de projets informatiques liés au développement des outils de gestion.

 

Les qualités de communication du contrôleur de gestion

Communiquer en interne avec les différents services de la banque ou de la microfinance ou en externe avec les cabinets comptables, agences de notation, presse économique, administrations, clientèle…

Le contrôleur de gestion s’exprime beaucoup par écrit ou oralement.

C’est en particulier lui qui prépare les documents institutionnels (rapports de gestion…) production d’analyses et de conclusions.

Le contrôleur de gestion a soin de définir une méthodologie adaptée à chaque  mission et aux divers publics concernés

 

Supports de cours :

Les supports de cours de l’école de la microfinance  sont   détaillés, et  très clairs.

Ces supports  de cours contiennent un descriptif écrit du cours. Ils  viennent en appui de l’exposé, afin de permettre aux stagiaires une meilleure maîtrise des thèmes présentés  durant le cours.

Le stagiaire est appelé à compléter par ses propres notes le support de cours. Ainsi le support proposé et produit par l’enseignant devient un document spécifique pour chaque stagiaire.

Ce document devient ainsi un guide et d’un aide-mémoire dont l’objet est de permettre aux stagiaires  de fixer les éléments clés en complément de ce qu’ils retiennent de la formation par  ce qu’ils voient ou entendent.

Il est possible de suivre la formation à distance via le e-learning

 programme détaillé du cours de contrôle de gestion :

 

L’École de la Microfinance est certifiée QUALIOPI depuis 2021

QUALIOPI + AF

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