LE PLAN PRÉVENTIF DE REDRESSEMENT D'UNE INSTITUTION DE MICROFINANCE

L’ÉCOLE DE LA MICROFINANCE (NANTES – FRANCE) organise depuis 2013 des formations destinées à un public de cadres et de dirigeants des banques et des institutions de microfinance, pour accompagner leur développement et leur professionnalisation.
PLAN PREVENTIF DE REDRESSEMENT D’UNE INSTITUTION DE MICROFINANCE
Le Plan de continuité d’activités (PCA) est un document opérationnel écrit et détaillé, décrivant les scénarios de gestion et de sortie de crises, les procédures qui devront être appliquées et les modalités si nécessaire de recours à un mode dégradé de fonctionnement pour permettre la poursuite de l’activité et le rétablissement de l’institution.
Le PCA permet la prévention des difficultés et d’anticiper les réactions à des crises majeures qui pourraient arriver, les situations très dangereuses voire catastrophiques ou encore les cas d’interruption du service.
Le Plan préventif de redressement a pour objectifs :
- De prévoir les moyens techniques, contractuels, organisationnels et humains pour préparer L’institution de microfinance à réagir face à une crise ;
- De maintenir ses prestations sans à-coups, ni rupture de charge et de façon transparente pour sa clientèle ;
- De protéger ses données stratégiques ou réglementaires et finalement son image de marque.
Le document ci-dessous présente un canevas de plan de redressement pour les institutions financières
La Gouvernance du plan
Le plan est rédigé et régulièrement mis à jour. Il n’est en aucun cas figé.
Il fait l’objet d’approbation par la direction générale et par le Conseil d’Administration.
Il fait l’objet au moins une fois par an d’un test qui permet d’identifier les mesures pour réduire ou supprimer les causes des difficultés et de rétablir la position financière.
Le plan préventif Indique clairement les noms et les rôles des personnes impliquées et les modalités de mise à jour.
Les responsables s’assurent que le PCA permet de souscrire aux obligations contractuelles, satisfaire aux exigences réglementaires et conserver un fonctionnement optimal, en particulier que les données stratégiques et réglementaires sont toujours protégées.
Les institutions financières soumettent leur plan de redressement à la Banque Centrale.
Les objectifs du plan préventif de redressement sont les suivants :
1 Préparer l’établissement de microfinance à réagir face à une crise
Les IMF se préparent à une crise majeure en évoquant dans les comités ce qui pourrait mal se passer et en recherchant les réactions que pourrait avoir l’institution par rapport à ce dysfonctionnement majeur.
Les établissements doivent définir des scénarios de crise, y compris des événements spécifiques à l’établissement ou résultant d’une crise systémique.
Chaque scénario doit évaluer l’impact sur les fonds propres, la liquidité, et la rentabilité.
Pour commencer on liste tous les risques majeurs à partir de la cartographie des risques.
Le PCA est un dispositif de maitrise des risques qui ont un impact très important ou important présentant une probabilité de survenance exceptionnelle voir rare.
Les solutions envisagées doivent être testées puis on analyse les résultats,
Périodiquement, au moins une fois par an, l’institution actualise les données, et capitalise sur sa propre expérience et sur les situations qu’ont pu connaitre d’autres institutions.
Ce travail permet de se préparer en cas de crise majeure et de structurer et garantir la continuité des activités en cas de sinistre ou interruption.
2 Prévoir les moyens techniques, contractuels, organisationnels et humains nécessaires.
Répondre à une crise majeure demande des moyens. Ceux-ci doivent exister dès le plan de redressement préventif un peu à la manière de l’extincteur qui est présent dans les locaux.
Aussi l’institution définit le périmètre, les éléments techniques, la revue du projet, les modalités, le budget détaillé des interventions.
L’institution prévoit dans son plan les options pour remédier aux conséquences des scénarios de crise, comme la cession d’actifs ou la restructuration des passifs.
Le processus de prise de décision et les délais de mise en œuvre sont correctement décrits.
Il est nécessaire d’évaluer les impacts des crises sur les activités, d’identifier les ressources nécessaires en mode dégradé, et classer les activités à protéger.
Bien évidemment ce sont d’abord les questions de sécurité qui seront traitées. Les responsables logistiques devront évaluer les dispositifs de sécurité physique et logistique qui permettront de protéger les personnes et les biens.
3 Maintenir les prestations sans interruption
L’institution de microfinance ne doit pas cesser son activité au risque de disparaitre. Donc on mettra en œuvre l’ensemble des possibilités de maintenir en activité tout ou partie du réseau.
L’institution veillera à assurer la continuité des services sans à-coups ni rupture de charge, de manière transparente pour la clientèle.
Au besoin il pourra être fait appel à une structure temporaire pour gérer la crise, définir les rôles, et formaliser les procédures.
Il sera possible d’envisager des solutions techniques en mode dégradé (saisie manuelle par exemple des opérations de la clientèle). Les procédures dégradées devront faire l’objet de tests régulièrement pour être certains de leur bon fonctionnement le jour venu.
Pour les petites institutions de microfinance, les obligations doivent être simplifiées et adaptées à leur profil de risque, avec des ajustements sur le contenu, la fréquence de mise à jour ou la date de remise des plans, selon un principe de proportionnalité.
4 Préserver les informations essentielles et l’image de marque de l’établissement de microfinance.
L’image de l’institution ne doit pas souffrir, c’est l’essentiel. C’est pour cette raison que tout doit se passer pour que la clientèle soit épargnée par les difficultés internes de l’institution.
Il convient dans le plan de décrire les mesures de communication internes et externes en cas de mise en œuvre du plan de redressement.
Attention au retour de bâton en cas de mauvaise communication : les responsables doivent anticiper les réactions négatives potentielles des parties prenantes.
Les responsables auront en permanence en tête d’organiser la gestion de crise et de permettre au plus vite le retour à la normale
LES FORMATIONS A L’ÉCOLE DE LA MICROFINANCE
Plan d’affaires actualisé
Plan de continuité des activités
Plan de reprise après sinistre
Plan préventif de redressement
Plan de financement d’urgence
Schéma Directeur Informatique
Manuel de procédures de Conformité
Manuel de procédures de gestion des plaintes
Manuel de procédures de gestion des risques
Manuel de procédures de simulation du TEG pour chaque type de crédit
Le règlement intérieur de gestion de fonds de sécurité
LE MARKETING EN MICROFINANCE
Pourquoi est-nécessaire d’avoir une approche marketing en microfinance ?
La « micro finance » est une activité exercée par des entités agrées ou autorisées n’ayant pas le statut de banque ou d’établissement financier et qui pratiquent, à titre habituel, des opérations de crédit et ou de collecte d’épargne et offrent des services financiers spécifiques au profit des populations évoluant pour l’essentiel en marge du circuit bancaire traditionnel ;
Les consommateurs souhaiteraient pouvoir utiliser de nouveaux produits, et disposer d’une gamme plus large de services tandis que les institutions de microfinance n’ont que des capacité limitée à offrir des services financiers diversifiés
Souvent, ces établissements de microfinance ne consacrent que des ressources limitées pour le marketing et la sensibilisation de leurs clients.
Et pourtant, les établissements de microfinance sont nombreux sur le marché et ont pour défi majeur de répondre aux besoins réels de la clientèle – l’orientation clients –
Pourquoi une formation en marketing en microfinance ?
Dans le cadre d’une concurrence importante, la pérennité des institutions de microfinance est liée à leurs approches du marché, à leurs stratégies produits et services ou à leurs stratégies marques.
La formation aidera les établissements de microfinance à élaborer des programmes de fidélisation de la clientèle.
Objectifs formation marketing :
- Mettre le client au centre de l’institution de microfinance
- Comprendre les spécificités du marketing en banque ou en microfinance
- Savoir établir un diagnostic marketing
- Analyser les marchés et leurs potentialités à travers le marketing stratégique
- Concevoir un plan marketing pour gagner en compétitivité dans un univers concurrentiel
Programme formation Marketing :
1 Le marketing en microfinance
2 La concurrence 3 Les études de marché 4 La stratégie « produits » 5 Les différents types de produits et services en microfinance 6 La stratégie prix 7 Les conditions de banque et de microfinance 8 La stratégie marque , la publicité 9 Les techniques de ventes 10 Faire de l’IMF l’établissement de référence |
Formacode principal : |
34052 Marketing |
Contacts : |
Monsieur Michel Hamon – Responsable Formation Tél. : +(33) 6 52 59 32 37 , E-mail : ecole.de.la.microfinance@gmail.com |
Commentaires Marketing en microfinance : |
Le secteur de la microfinance connait des transformations profondes (la concurrence devient très importante sur les segments rentables du marché de la microfinance, de nouveaux concurrents dont des banques arrivent, la clientèle exprime de nouveaux besoins, de nouvelles technologies apparaissent…).
Par rapport à ces évolutions les institutions de microfinance doivent comprendre et anticiper les nouveaux comportements de la clientèle de manière à lui proposer des produits adaptés et personnalisés.Dans un contexte où les marchés des IMF sont de plus en plus concurrentiels, la fonction marketing est devenue une fonction pivot des institutions. Elle a pour objet de définir les segments de croissance, d’étudier le positionnement de la marque et des produits financiers proposés. La fonction marketing répond à la conscience accrue des IMF du besoin de se centrer davantage sur leurs clients. Sur un marché concurrentiel, l’IMF doit proposer des produits et services distincts perçus comme distincts de ce que proposent les concurrents. |
Publics concernés : |
Directeurs Exécutifs, Directeurs adjoints d’institutions de microfinance SFD, EMF, IMF, responsables marketing, responsables commerciaux, Chefs d’Agences, Cadres de microfinance ou de banque souhaitant acquérir des compétences en marketing de microfinance. |
Validation : |
Attestation de formation en marketing de microfinance. |
Méthodes et outils : |
Exposés, cours et exercices. Échanges. Exposés. Travaux en sous-groupes. Mises en situation.Remise d’un support de cours complet et documenté. |
Niveau formation en entrée : |
Niveau non précisé |
Durée de la formation en centre : |
5 jours soit 35 heures
inscription à la formation : http://www.ecole-de-la-microfinance.com/inscription/
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Prérequis : |
Pour suivre le stage il est recommandé d’avoir de bonnes connaissances commerciales et de connaitre la finance |
Prestations annexes : |
L’enseignement de l’école de la microfinance s’appuie sur un cours à distance autosuffisant qui couvre l’ensemble du programme de l’unité d’enseignement. |
Dates et lieux : |
NANTES Inscription permanente : oui |