Formation aux fonds de garantie
LES FONDS DE GARANTIE
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Les fondamentaux de la microfinance
Les programmes des formations de l’école de la banque et de la microfinance
Programme de la formation :
– Présentation des moyens et mécanismes de la mise en place d’un fonds de garantie des créances douteuses
– Examen des moyens de constituer un fonds de garantie local en faisant appel à des dons privés ou publics, ou/et à des garanties locales (entreprises, particuliers, services publics).
– Spécialisation des fonds de garantie: par exemple un volet « microentreprise « , et un volet « agriculture et élevage ». Ces fonds de garantie sont constitués au fur et à mesure de l’arrivée des dons.
– Recherche des moyens et des mécanismes pour la création d’un trust fund alimenté et géré off-shore qui peut émettre des lettres de garantie ou un outil financier équivalent, en faveur de l’établissement de microfinance. –
– Recherche des moyens de la création d’une facilité de refinancement.
– Identification des principaux éléments à inclure dans des procédures de gestion du fonds de garantie. L’objectif clé de cette étude est d’établir une stratégie et de proposer des solutions opérationnelles pour l’établissement de microfinance et ses partenaires, d’améliorer l’offre de crédit pour les clients et de faciliter la reprise des activités de l’établissement de microfinance.
L’utilité des fonds de garantie
en microfinance
Le risque élevé est très souvent évoqué pour justifier les faibles montants dédiés au crédit dans les pays du sud. Dans ce contexte, la création d’un fonds de garantie est l’un des moyens existants pour gérer et partager le risque entre les différentes parties prenantes et faciliter une plus grande implication d’institutions financières.
Tous les clients doivent constituer dans les caisses de l’établissement de microfinance, un fonds de garantie dont le montant doit être égal à 10% du montant du crédit désiré. Le montant total du fonds de garantie peut être soit entièrement versé par le client avant l’obtention du crédit, soit réparti sur les différents remboursements programmés pour le client. Ce fonds de garantie est généralement récupéré par le client à la fin de ses remboursements. Lorsque le client devient défaillant, ce fonds est utilisé pour couvrir tout ou partie des impayés.
Les institutions de microfinance se financent par les dépôts d’épargne de leurs clients à vue et à terme, par des emprunts auprès des banques locales mais aussi par les dons qu’elles peuvent recevoir dans le cadre de la coopération internationale ou encore par des dons privés ou par des prêts de fonds d’investissements.
C’est avec cet argent qu’elles peuvent consentir de prêts à leur clientèle.
Le banques locales sont réticentes à financer des institutions de microfinance au motif que les institutions de microfinance sont fragiles, dépendantes des taux de remboursement obtenus de leur clientèle et qu’il s’agit d’un financement particulièrement risqué.
Pour se couvrir, elles exigent que le prêt soit garanti par un tiers solvable.
C’est ici qu’interviennent les fonds de garantie : ces fonds agissent comme une assurance en couvrant le risque de non remboursement de l’emprunt contracté par l’IMF auprès d’une banque commerciale.
Des organismes comme COFIDES mettent en place une garantie de portefeuille, pour un montant global de prêts pouvant atteindre 80 000 euros (environ 52 250 000 FCFA), soit 40 000 euros d’encours garantis en tenant compte d’un taux de couverture des prêts de 50 %.
L’IMF paie une » prime » pour cette assurance ; c’est en effet un service qui lui permet d’accéder à un prêt.
Dans le cas COFIDES la commission de garantie est d’environ 3,5 % du montant des encours couverts par la garantie.
Il existe de nombreux fonds de garantie : on peut citer des organismes de garantie spécialisés tels que AFD, KFW.
En microfinance, le développement de mécanismes de garantie a été impulsé largement par les bailleurs de fonds dans le but de démontrer aux prêteurs, locaux ou internationaux, que les IMF sont solvables.
LA MESO-FINANCE AU CŒUR DE LA DYNAMIQUE DE DÉVELOPPEMENT
LA MESO-FINANCE EST UN OUTIL ESSENTIEL POUR LE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE.
De nombreux établissements de microfinance souhaitent évoluer vers le financement des TPE/PME du secteur informel.
Étudier un dossier crédit en meso-finance est différent de ce qui se fait en microfinance. L’étude du risque et des garanties est très différente de la pratique en microfinance. Ce n’est pas le même métier que la microfinance. Une formation des analystes risques et superviseurs de crédit est nécessaire .
Retrouvez notre fiche de formation sur la banque et la mesofinance en suivant le lien ci-après :
La mesofinance pour le développement
Le financement des entreprises
Les entreprises du secteur formel trouvent leurs financements auprès des banques.
Les micro-entreprises du secteur informel peuvent obtenir des micro-prêts auprès d’une microfinance.
La meso-finance, quant à elle, finance les besoins des micro entrepreneurs non bancables car encore peu ou prou dans le secteur informel.
Pour ces TPE/PME le problème est le suivant : Elles constituent la base des tissus économiques locaux en Afrique, en Haïti ou à Madagascar et présentent par leur dynamisme et leur flexibilité un véritable potentiel de croissance. Mais elles ne peuvent trouver de financement pour se développer car elles ne disposent d’aucune garantie et ne tiennent pas une comptabilité rigoureuse. Les TPE/PME n’obtiennent pas de financement car elles sont considérées comme trop risquées par les établissements financiers.
Construire une offre adaptée pour les TPE/PME
Un établissement de microfinance peut se spécialiser dans le développement d’une activité durable de financement aux TPE/PME
Pour cela il lui faut parfaitement maitriser l’économie locale afin de repérer les entreprises à potentiel et établir avec elles une relation fondée sur la confiance.
Les petites entreprises qui bien souvent ne tiennent qu’un cahier de recette sont incapables de présenter un budget ou les tableaux habituels pour obtenir un crédit que sont le bilan prévisionnel, le compte de résultat prévisionnel ou encore le prévisionnel de trésorerie.
Les institutions de microfinance se retrouvent donc dans l’obligation de renforcer leurs compétences « risques » afin de disposer des compétences clés indispensables pour l’analyse des dossiers des TPE/PME.
Qui sont ces TPE/PME ?
Ce sont toutes les petites entreprises de proximité.
La quasi-totalité des petites entreprises à l’origine conçues pour satisfaire les besoins sociaux basiques : alimentation, logement, santé, éducation des enfants, gargote, pressing, taxi, garage…
La présence de multiples petites exploitations spécialisées dans différentes branches d’activités constitue une spécificité de l’économie africaine. La particularité de ces entreprises est d’être constituées sous la forme d’une organisation familiale généralement placée sous la direction du chef de famille, qui est souvent aussi le principal apporteur du capital.
Les petites entreprises sont dans l’incapacité d’obtenir des financements pour se développer car elles sont incapables de satisfaire aux exigences des banques ou des microfinances : demandes de crédits non recevables du fait de l’absence de comptabilité, garanties insuffisantes ou absence de statut juridique légal.
Souvent les TPE changent ou modifient leurs activités, cette diversification d’activités ayant pour objet de se prémunir contre le risque de défaillance de leur entreprise et s’assurer un revenu régulier dont la perte peut entrainer la baisse du niveau de vie de la famille.
La meso-finance est engagée auprès des TPE/PME
La meso-finance finance les entreprises, particulièrement les TPE/PME , et les accompagnent pour leurs besoins de trésorerie comme pour leurs projets de développement ou leurs besoins d’équipement.
Les établissements de meso-finance accompagnent les chefs d’entreprises pour leurs besoins de crédits comme pour la mise en place de service adaptés à leurs activités (encaissements, paiements, avances sur factures…).
Des actions d’appui aux entreprises : l’accès à la formation et aux conseils
Le financement d’une entreprise sans une gestion rigoureuse et sans tenue d’une comptabilité n’est pas possible. Aussi la meso-finance subordonne le renforcement des capacités des entreprises à l’accès au crédit.
L’amélioration de l’organisation et de la gestion des TPE/PME permet d’obtenir la confiance des financeurs. Il est donc essentiel pour ces entreprises de montrer leur capacité à assurer leur pérennité via :
– la mise en place d’une véritable comptabilité,
– un suivi du marché,
– des justifications objectives des décisions d’investissement (enquêtes, études),
– le recours à des conseils.
Les TPE/PME doivent être accompagnés par l’établissement financier sur le chemin de la professionnalisation et de la formation, aussi l’établissement de microfinance construit avec les TPE/PME un dialogue régulier et transparent entre l’agent de crédit et les responsables de l’entreprise.
Pour diminuer le risque, les établissements de meso-finance sont ainsi dans la nécessité de former leurs clients entrepreneurs évoluant dans le secteur informel qui dispose d’une expertise managériale ou de gestion interne faible.
L’établissement financier peut soit former directement les chefs d’entreprises, ce qui est la meilleure solution car cela permet de mieux les connaitre, soit payer les formations dans des établissements sous-traitant en faveur des PME clientes et futures clientes de l’établissement financier.
Reconstituer par l’observation et déduction la comptabilité des TPE/PME par l’observation
Il n’est pas envisageable de faire un prêt sans connaitre les chiffre de l’activité et ces chiffres sont donnés par la comptabilité de l’entreprise.
Donc à priori en l’absence de comptabilité tout prêt est impossible.
La méso-finance implique de faire évoluer les méthodes et procédures des établissements financiers afin qu’ils puissent répondre aux demandes des petites entreprises.
Il va falloir évaluer le plus professionnellement possible les chiffres comptables.
Afin de ne pas entraver le développement des PME/TPE, il est nécessaire, de développer une méthode dynamique de l’évaluation financière.
LE BILAN
Par définition, le bilan est une photographie de ce que possède et de que doit une entreprise à une date donnée.
Un inventaire de tout ce qu’elle possède et de tout ce qu’elle doit permet de reconstituer le bilan.
Les PME/TPE ont les plus grandes difficultés à réunir des garanties de qualité, elles ne savent pas se projeter sur le moyen-long terme et sont incapables de fournir des chiffres prévisionnels (business plan) conformes aux attentes des établissements financiers.
LE COMPTE DE RÉSULTAT
Pour ce qui concerne le compte de résultat c’est beaucoup plus complexe.
Pour estimer le résultat, il faut utiliser des techniques comparables à celles qu’utilise l’administration fiscale dans le cadre des « comptabilités super simplifiées » .
Le principe est le suivant :
La clé de voute de la comptabilité super-simplifiée est la détermination du chiffre d’affaire quotidien, mensuel et annuel par extrapolation.
Certaines charges peuvent être connues précisément comme le loyer de l’établissement ou certaines facturations (eau, électricité…) ou le montant des « salaires » versés chaque mois aux salariés souvent membres de la famille de l’entrepreneur.
Les charges qui ne sont pas connues, les achats par exemple, sont estimés par rapport à des professionnels de la même activité qui tiennent une comptabilité.
Ces charges d’achats sont exprimés sous la forme d’un pourcentage par rapport au chiffre d’affaires annuel.
Il suffit alors d’appliquer ce pourcentage au chiffre d’affaires de l’entreprise concernée pour avoir une estimation de la valeur des achats.
Il devient alors possible de « monter » un compte de résultat.
Compte de résultat d’une entreprise en mesofinance docx

L’école de la microfinance a obtenu la certification qualité Qualiopi pour la qualité de ses prestations.